Covid-19 : La FDA autorise un système de détection d’une firme israélienne
Rechercher

Covid-19 : La FDA autorise un système de détection d’une firme israélienne

Une technologie développée à Tel Aviv dira aux radiologues s'ils viennent de faire passer une radio à une personne infectée, de sorte qu'ils puissent prévenir les contaminations

Photo d'illustration - Une équipe de soignants portant des respirateurs et une combinaison de protection s'apprêtent à entrer dans la chambre d'un malade de la COVID-19 dans une unité de soins intensifs du  Harborview Medical Center, à Seattle (Crédit : . AP Photo/Elaine Thompson, File)
Photo d'illustration - Une équipe de soignants portant des respirateurs et une combinaison de protection s'apprêtent à entrer dans la chambre d'un malade de la COVID-19 dans une unité de soins intensifs du Harborview Medical Center, à Seattle (Crédit : . AP Photo/Elaine Thompson, File)

Grâce à une mise à jour téléchargeable et à intégrer dans un logiciel existant, une firme israélienne dit être prête à aider les hôpitaux américains à détecter les porteurs silencieux du Covid-19, pour lutter contre la transmission du coronavirus entre les malades.

La FDA (Food and Drug Administration) a donné à Aidoc, une entreprise de Tel Aviv, le feu vert pour commencer à informer les radiologues s’ils viennent de procéder à des examens sur une personne qui, sans le savoir, est infectée par le coronavirus.

Le programme basé sur une intelligence artificielle développée par Aidoc est déjà présent dans les unités de radiologie de plus de cent hôpitaux américains et, d’ici deux ou trois semaines, la nouvelle fonctionnalité sera opérationnelle.

Ces alertes permettront au malade d’être soigné et également de protéger les autres par une mise en quatorzaine rapide et précoce. Elles permettront également de faire fermer les salles de radiologie pour qu’elles soient désinfectées , explique Reut Yalon, cheffe de produit chez Aidoc.

Les conclusions s’affichant sur un ordinateur utilisant la technologie d’Aidoc sur un scanner (Autorisation : Aidoc)

« Une des raisons pour laquelle les docteurs hésitent à envoyer des patients passer un scanner, en ce moment, est la possibilité d’une contamination », dit-elle au Times of Israel. « Nous sommes en mesure de garantir que personne ne sera infecté par le biais du scanner ».

Pour les malades, explique-t-elle, cela crée un « filet de sécurité » qui n’existerait pas, le cas échéant, pour identifier des cas de coronavirus encore non détectés. « Nous accélérons la prise en charge des patients, ce qui est considérable », poursuit-elle.

Le scanner est connu pour son efficacité dans la détection du coronavirus, sur la base de la présence d’opacités semblables au verre dépoli sur les poumons – un modèle qui indique des anormalités. Mais le problème est que les médecins n’analysent les radios que des heures, voire des jours après leur réalisation. Ce qui, note Reut Yalon, laisse le temps aux autres patients d’être contaminés dans la salle de radiologie et ce qui fait perdre du temps dans la prise en charge et la mise à l’isolement du malade.

Reut Yalon, cheffe de produit à Aidoc (Autorisation : Aidoc)

Aidoc propose donc un outil créé à l’aide de l’intelligence artificielle qui alerte les radiologues en cas d’hémorragie intracrânienne et d’embolie pulmonaire avant que les médecins ne viennent lire les radios, ce qui leur permet d’accorder une attention prioritaire à ce type de patients.

La fonctionnalité de détection du coronavirus sera ajoutée, via une mise à jour téléchargeable, aux ordinateurs des hôpitaux américains utilisant le système AIDOC, après l’accord donné par la FDA au regard de la lutte contre la Covid-19.

Les hôpitaux américains seront les premiers à utiliser cet outil, mais l’entreprise le fournira très bientôt à un grand nombre des 200 hôpitaux qui utilisent ce système en Israël, en Europe et en Amérique du Sud.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...