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COVID : Arrivée en Israël du nouveau vaccin adapté aux variants d’ici fin septembre

Les vaccins de deuxième génération seront bientôt livrés aux caisses de santé. La communauté scientifique est impatiente d'en mesurer l'efficacité

Illustration : une Israélienne se fait vacciner contre le coronavirus au Centre hospitalier Hadassah, à Jérusalem, le 6 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Illustration : une Israélienne se fait vacciner contre le coronavirus au Centre hospitalier Hadassah, à Jérusalem, le 6 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël a reçu les vaccins de deuxième génération contre le coronavirus, adaptés aux derniers variants. Ils devraient être disponibles d’ici fin septembre.

Le professeur Salman Zarka a annoncé mercredi que les tout nouveaux vaccins étaient arrivés, sans toutefois donner le détail des vaccins fournis par Pfizer.

Il a indiqué qu’ils devraient être disponibles d’ici deux semaines, au plus tard à la fin du mois.

Zarka n’a pas précisé qui aurait accès à cette nouvelle version du vaccin, ni même si des groupes prioritaires, tels que les personnes âgées, seraient mis en place.

« Les vaccins se trouvent en Israël, et dans les prochains jours, ils seront livrés aux caisses de santé qui pourront commencer à les administrer », a indiqué Zarka.

Il a ajouté qu’ils étaient « très fortement recommandés » aux personnes à risque et aux professionnels de santé, ajoutant qu’ils seraient également mis à la disposition du grand public.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka lors d’une conférence de presse sur le coronavirus à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les nouveaux vaccins adaptés à Omicron et aux variants suivants, arrivent à point nommé, au moment où la communauté scientifique attend avec impatience de mesurer leur efficacité par rapport aux premiers vaccins.

Le professeur Cyrille Cohen, éminent immunologiste, a déclaré au Times of Israel : « Il s’agit de la première refonte du vaccin, deux ans après le début de la pandémie. C’est un grand moment, avec beaucoup d’attentes, car nous manquons de données claires sur son efficacité réelle. »

Cohen, chef du laboratoire d’immunologie de l’Université Bar Ilan, précise que l’efficacité ne doit pas être mesurée au regard des niveaux d’infection, mais à celui des cas graves.

Sur la base du très petit nombre d’études menées sur la question, qui reposent principalement sur des souris et des observations in vitro, il estime que les gains en matière de réduction de l’infection seront modestes, mais qu’ils « pourraient améliorer la protection contre les cas graves ».

« Pour cette raison, ils seront importants pour les populations vulnérables et âgées, les personnes présentant des facteurs de comorbidité ou encore immunodéprimées », a expliqué Cohen.

Il a ajouté que les études avaient clairement mis en évidence la protection supplémentaire apportée par les doses de rappel, même si elle est généralement de courte durée. Les premières études sur le nouveau vaccin témoignent d’un niveau d’efficacité au moins égal aux premières versions, ce qui devrait encourager à la poursuite du schéma vaccinal, avec de possibles effets positifs additionnels sur le long terme.

Illustration : Les membres du personnel soignant de l’hôpital Shaare Zedek portent des tenues de protection dans le service Coronavirus, à Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les premières études in vivo – comparant l’état de santé de personnes qui ont reçu le nouveau vaccin à celui de personnes qui ne l’ont pas fait – seront disponibles d’ici quelques semaines, mais leurs conclusions seront forcément partielles, dans l’attente de données sur la diffusion effective du virus cet hiver, en Israël, comme sur l’apparition de nouveaux variants.

« Jusqu’à présent, il ne semble pas que de nouveaux variants soient apparus », a précisé Cohen. « Mais cela pourrait changer plus tard, cet automne ou en hiver : il est dès lors impossible de prédire l’efficacité du nouveau vaccin. »

« Le fait que nous ayons accès à ces nouveaux vaccins, approuvés par les autorités, est une bonne nouvelle pour les plus vulnérables, avec l’arrivée de l’hiver. Mais il demeure une certaine dose d’incertitude, car nous ne savons pas encore complètement dans quelle mesure le vaccin correspondra à la nature de l’attaque que nous allons essuyer, combien de mutations le prochain variant aura, à quel endroit du virus elles se produiront, et dans quelle mesure le nouveau vaccin pourra les traiter », a conclu l’immunologiste.

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