COVID : Les passagers venant des pays « rouges » séparés des autres à l’aéroport
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COVID : Les passagers venant des pays « rouges » séparés des autres à l’aéroport

Les passagers des pays "rouges" sont dorénavant acheminés via le Terminal 1 de l'aéroport Ben-Gurion dans le cadre des efforts visant à réduire les contaminations

Des voyageurs arrivent à l'aéroport Ben Gurion, le 23 juin 2021. (Crédit :  Flash90)
Des voyageurs arrivent à l'aéroport Ben Gurion, le 23 juin 2021. (Crédit : Flash90)

Parmi les efforts visant à empêcher les porteurs du coronavirus d’entrer en Israël, les voyageurs en provenance de pays se démarquant par un taux élevé de COVID-19 débarquent dorénavant dans un Terminal distinct à l’aéroport Ben-Gurion, a annoncé mardi le ministère des Transports.

C’est la ministre des Transports Merav Michaeli qui a pris cette décision de séparer les arrivants de ces pays des autres. Ils transitent dorénavant exclusivement via le Terminal 1.

Le ministère a aussi décidé de renforcer le nombre de navettes qui partent de l’aéroport pour réduire la promiscuité entre les usagers.

Selon les directives mises en place par le ministère de la Santé, il est actuellement interdit aux Israéliens d’aller en Argentine, au Brésil, en Afrique du Sud, en Inde, au Mexique et en Russie. Le ministère a aussi émis des mises en garde « sévères » concernant un certain nombre de pays suite à des reprises épidémiques du coronavirus sur ces territoires.

Selon la Treizième chaîne, les voyageurs en provenance des Émirats arabes unis, des Seychelles, du Chili, du Costa Rica et de Géorgie seront emmenés au Terminal 1. Les mises en garde aux voyageurs sont aujourd’hui en vigueur pour les quatre premiers pays, mais pas pour la Géorgie.

Après avoir effectué une visite, la semaine dernière, à l’aéroport avec le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, Michaeli a expliqué avoir proposé d’utiliser le Terminal 1 pour les voyageurs provenant de pays « rouges » qui, jusque-là, se mêlaient aux arrivants des pays « verts », qui se distinguent par un taux bas d’infection.

La ministre des Transports Merav Michaeli, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz sur un site de test COVID à l’aéroport Ben Gurion, le 22 juin 2021. (Crédit : Haim Zach / GPO)

De son côté, l’Autorité israélienne des aéroports a fait savoir, mardi, que les Israéliens vaccinés n’étaient pas obligés de se soumettre à un test de dépistage au coronavirus à leur entrée en Égypte via le poste-frontière de Taba – une obligation qui avait été mise en vigueur après une fermeture de plus d’un an pour cause de pandémie.

Les responsables de la santé ont fait le lien entre la recrudescence récente des infections au sein de l’État juif et les voyageurs qui ont ramené les nouveaux variants du virus depuis l’étranger et qui n’ont pas respecté leur quatorzaine de manière appropriée après leur retour.

Les Israéliens vaccinés ou remis du coronavirus sont exemptés de quarantaine lorsqu’ils reviennent sur le territoire israélien depuis l’étranger, sauf depuis les pays où les voyages sont interdits par le ministère.

Dans la matinée de mardi, Bennett a déclaré que le gouvernement s’efforcerait de faire tout ce qui est en son pouvoir pour sanctionner les Israéliens qui se sont rendus dans les pays où le risque de contamination à la COVID-19 est élevé.

« Nous œuvrons actuellement à interdire les vols vers les pays rouges », a déclaré Bennett lors d’une visite dans un centre de vaccination pour adolescents. « Cela sera considéré comme un délit », a-t-il ajouté.

Il a noté les initiatives prises pour combler les failles à l’aéroport international Ben Gurion qui ont permis à certains arrivants retournant sur le territoire israélien d’échapper aux tests de dépistage.

« Nous sommes actuellement en train de régler toutes ces défaillances. 100 % des passagers sont testés, mais il y a encore des problèmes que nous sommes actuellement en train de corriger. »

Illustration : Des techniciens médicaux testent des passagers à la COVID-19 à l’aéroport international Ben Gurion, le 8 mars 2021. (Crédit : Flash90)

Au début de la semaine, le ministère de la Santé a introduit des régulations qui exigent de tous les Israéliens de signer un formulaire dans lequel il déclarent ne pas se rendre dans les pays classés « rouge ». Tout Israélien visitant un pays interdit peut être sanctionné par une amende de 5 000 shekels.

Avec la hausse du nombre d’infections quotidiennes, il y a actuellement 1 537 cas de COVID-19 au sein de l’État juif, selon des chiffres du ministère de la Santé communiqués mardi matin. 21 personnes se trouvent actuellement dans un état grave.

Malgré la recrudescence apparente du nombre de cas du variant Delta au sein de l’État juif, le chiffre des cas graves et des hospitalisations dans le pays reste relativement stable. Un seul décès a été enregistré au cours des deux dernières semaines.

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19 en Israël, l’année dernière, 841 319 cas de COVID-19 ont été détectés et 6 429 personnes sont mortes des suites d’une forme grave de la maladie.

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