COVID : Un participant à une réunion Zoom de la Knesset profère des injures
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COVID : Un participant à une réunion Zoom de la Knesset profère des injures

Le ministre de la Santé demande une enquête pour déterminer son identité ; un porte-parole estime que l'individu ne proférait pas d'injures à l'encontre de Sharon Alroy-Preis

Le Dr Sharon Alroy-Preis, cheffe des services de santé publique au ministère de la Santé, s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 23 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Dr Sharon Alroy-Preis, cheffe des services de santé publique au ministère de la Santé, s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 23 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un participant d’une réunion Zoom à un panel de la Knesset lundi a été entendu en train d’utiliser un gros mot pendant le témoignage d’une haut fonctionnaire de la santé, déclenchant rapidement une tempête médiatique. 

Alors que la responsable du département de santé publique du ministère de la Santé, Sharon Alroy-Preis, s’adressait à la commission de la Constitution, du droit et de la justice sur la politique COVID-19 du gouvernement, un membre non identifié qui écoutait sur Zoom a utilisé le terme « bat zona », qui peut être traduit par « fille de pute ». 

Les images de la chaîne de la Knesset montrent Alroy-Preis arrêtant son témoignage sous le choc avant que le président de la commission, Gilad Kariv, n’ordonne aux participants virtuels de couper leurs microphones. « Nous ne permettrons aucune atteinte à la dignité des fonctionnaires qui s’adressent à la commission », a-t-il déclaré. 

Le président de la Knesset, Mickey Levy, avait demandé une enquête pour déterminer l’identité du participant, mais son bureau a ensuite publié une déclaration disant qu’il ne serait pas possible de le faire, car il y avait 77 participants à la session Zoom, et qu’elle n’avait pas été enregistrée. 

Néanmoins, Levy a déclaré : « Il n’y a pas de place pour les jurons et les insultes dans les débats de la Knesset. Dans tout futur cas où il y a des preuves de ce genre d’expression de la part des invités aux discussions des comités de la Knesset, l’incident sera traité sévèrement. »

Plus tôt, le mari d’Alroy-Preis, Meir, a tweeté son dégoût envers Kariv pour ne pas avoir immédiatement arrêté l’audience pour déterminer l’identité du participant et l’exclure de la session.

Cependant, il n’était pas tout à fait clair si l’insulte avait été dirigé vers Alroy-Preis. Un porte-parole du comité a déclaré au site jumeau en hébreu du Times of Israel, Zman Yisrael, que la remarque avait probablement été faite en référence à une question sans rapport. Kariv a dit la même chose dans une conversation avec Alroy-Preis tard lundi, a rapporté la Douzième Chaîne. 

Mme Alroy-Preis a été exposée à de violentes critiques par le passé, notamment de la part de membres du cabinet qui, tout en exigeant l’anonymat dans les fuites aux médias, l’ont accusée d’adopter une position trop extrême en faveur des restrictions du COVID. 

Le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont tous deux publié des déclarations le mois dernier pour défendre Mme Alroy-Preis, affirmant qu’ils ne toléreraient pas d’attaques personnelles à son encontre et faisant l’éloge de son dévouement au service public.

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