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Les victimes du 7 octobre

Cpl. Naama Bony, 19 ans : « Le sel de la Terre » aux goûts musicaux éclectiques

Tuée alors qu'elle combattait des terroristes du Hamas sur la base militaire d'Yiftah, à Zikim, le 7 octobre 2023

La caporale Naama Bony, tuée alors qu'elle combattait des terroristes du Hamas sur la base militaire d'Yiftah à Zikim le 7 octobre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
La caporale Naama Bony, tuée alors qu'elle combattait des terroristes du Hamas sur la base militaire d'Yiftah à Zikim le 7 octobre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

La caporale Naama Bony, 19 ans, soldate de la 7e brigade du Corps Blindé Mécanisé, originaire d’Afula, a été tuée le 7 octobre lorsque des terroristes palestiniens du Hamas ont attaqué la base de l’armée israélienne d’Yiftah, à proximité du quartier de Zikim.

Naama, qui travaillait dans le Directorat des Ressources humaines de Tsahal, avait commencé son service obligatoire sept mois plus tôt et avait fêté son 19e anniversaire une semaine avant d’être assassinée.

Le matin de l’attaque, elle était de garde lorsque l’invasion du Hamas a débuté. Elle a envoyé des SMS à ses amis et à sa famille pour les informer que des terroristes se trouvaient sur la base, et qu’elle était entourée de soldats qui avaient déjà été tués ou blessés.

Naama a été tuée aux côtés d’un certain nombre de soldats qui protégeaient la base, dont le sergent-chef Ido Harush, que l’on voit avec elle sur les dernières vidéos et photos de ce matin-là. Sa mère a déclaré qu’alors qu’elle était postée au portail de la base militaire pendant l’invasion, elle a réussi à appeler de nombreuses autres personnes à l’intérieur de la base et à leur dire de se mettre à l’abri.

Elle laisse dans le deuil ses parents, Yaël et Yoav, son frère aîné Yuval, 21 ans, et son frère cadet Yaïr, 16 ans. Elle a été enterrée le 9 octobre à Afula.

« Je pense qu’elle est le sel de la Terre, non pas parce qu’elle est ma fille, mais parce qu’elle a été d’une grande moralité, toute sa vie, et très dévouée à ses objectifs et à son chemin, et cela ne m’a pas surpris qu’elle n’ait pas quitté [son affectation] », a déclaré sa mère, Yaël, lors d’un rassemblement musical organisé par Ynet en mémoire de sa défunte fille.

« C’était une fille merveilleuse. En tant que parents, elle nous a donné le sentiment qu’elle comprenait les ficelles du métier, que les choses se mettaient en place à l’adolescence et qu’elle savait comment avoir une vie sociale riche grâce aux liens profonds qu’elle avait avec ses amis. Elle faisait en sorte que les gens se sentent spéciaux, elle les écoutait, elle les acceptait », a ajouté sa mère.

« C’était une enfant très curieuse, qui aimait beaucoup le monde de la musique », a poursuivi Yaël. « Elle composait des sélections très intéressantes et très variées », ajoutant que Naama avait été choquée de découvrir qu’aucun des soldats de son instruction préparatoire ne connaissait la chanteuse israélienne classique Yehudit Ravitz.

Deux semaines après son assassinat, son frère cadet, Yaïr, a écrit sur Instagram. « À ma Naamuna, ma sœur, ma deuxième mère, mon modèle, mon ange gardien. Nous commençons maintenant un nouveau chapitre, un chapitre sans toi, et j’ai peur de me perdre parce que d’habitude tu étais celle qui m’équilibrait et me mettait sur le bon chemin. »

« Nous avions prévu de vivre ensemble après l’armée, de nous faire le même tatouage, de voyager à l’étranger – tu étais la personne la plus importante au monde pour moi. »

Son frère aîné, Yuval, a parlé à la chaîne publique Kann de leur enfance passée ensemble.

« Naamuna venait pendant les récréations [à l’école] et demandait si quelqu’un m’avait embêté en classe, alors qu’elle avait un an et demi de moins que moi », a-t-il raconté.

« Elle chantait merveilleusement bien, tous les styles de musique, comme s’il était important pour elle de les cocher tous. Naama connaissait de vieilles chansons israéliennes que la plupart des enfants de son âge ne connaissaient pas. Elle entrait dans ma chambre et imitait de façon agaçante ma voix grave et mon comportement de grand frère responsable, me faisant rire aux éclats. »

« Quand tu t’es engagée, nous avons soudain arrêté de nous chamailler, surtout pour savoir qui aurait la voiture », a-t-il rappelé.

« Nous avons commencé à nous soutenir mutuellement. Je suppose que le service militaire nous a fait nous manquer l’un à l’autre et nous a fait comprendre que la vie est courte et que chaque moment passé ensemble est important. »

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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