Crise à Gaza : Netanyahu salue le « soutien total » des représentants américains
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Crise à Gaza : Netanyahu salue le « soutien total » des représentants américains

Le Premier ministre a discuté avec Kushner et Greenblatt pour fournir de l’aide humanitaire à l’enclave côtière sans renforcer le Hamas

Le conseillé et gendre du président Trump Jared Kushner, (à droite), et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au bureau du Premier ministre, le 22 juin 2018. (Crédit : Matty Stern/US Embassy Jerusalem/Flash90)
Le conseillé et gendre du président Trump Jared Kushner, (à droite), et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au bureau du Premier ministre, le 22 juin 2018. (Crédit : Matty Stern/US Embassy Jerusalem/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dimanche a déclaré qu’il avait reçu un « soutien total » de la part de l’équipe américaine pour la paix pendant leurs rencontres du week-end concernant la réponse d’Israël aux affrontements à la frontière de Gaza.

Netanyahu a rencontré Jared Kushner, le proche conseiller et beau-fils du président américain Donald Trump, et l’envoyé pour la paix Jason Greenblatt vendredi et samedi alors qu’ils visitaient la région pour promouvoir le plan de paix de Trump. Ils ont discuté des efforts de paix américains et de la situation humanitaire et sécuritaire à Gaza, selon le bureau de Netanyahu.

« Je dois dire qu’il y a eu un soutien total pour nos positions et actions pour garantir la sécurité de l’Etat d’Israël et de ses citoyens dans les communautés de Gaza », a déclaré Netanyahu au début de la rencontre hebdomadaire du cabinet.

Israël a fait face à des affrontements hebdomadaires à sa frontière avec la bande de Gaza depuis le 30 mars, avec le lancement de cerfs-volants et de ballons incendiaires depuis l’enclave palestinienne.

L’état juif a été confronté à une critique internationale sur sa gestion des violentes manifestations de la « Marche du Retour », au cours desquelles 132 Palestiniens ont été tués selon le ministère de la Santé à Gaza. Le Hamas et le Jihad Islamique ont reconnu que des dizaines des tués étaient membres de leurs groupes terroristes.

Israël a défendu sa réaction, déclarant que les soldats ont ouvert le feu en respect des règles de l’armée. Il a accusé le Hamas, qui dirige Gaza, d’utiliser les affrontements comme une couverture pour mener des attaques et franchir la frontière.

Des gaz lacrymogènes lancés en directions des émeutiers palestiniens le long de frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 22 juin 2018. (Crédit : AFP Photo/Mahmud Hams)

Netanyahu a également discuté avec Kushner et Greenblatt sur les moyens de résoudre le problème humanitaire à Gaza sans renforcer le Hamas.

« Ces choses sont claires – tout d’abord comment maintenir la sécurité et comment empêcher une large implosion, si c’est véritablement possible », a ajouté Netanyahu.

Plus tôt ce mois, Netanyahu a déclaré qu’Israël travaillait à empêcher un « effondrement humanitaire » à Gaza et a considéré que la violence à la frontière était due aux conditions économiques dans l’enclave palestinienne.

Photo datée du 1er juin : une fillette court dans un marécage d’eaux usées, dans un quartier pauvre de Gaza City. (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

Gaza fait face à un manque d’électricité, d’eau potable et de nourriture. Israël et l’Egypte maintiennent un blocus sur la bande de Gaza qui vise à empêcher le Hamas d’importer des armes et d’autres biens qui pourraient être utilisés pour construire des fortifications ou des tunnels d’attaque.

Israël a aussi dit que la situation humanitaire ne va pas s’améliorer tant que le Hamas ne rend pas les dépouilles des deux soldats israéliens et les deux civils captifs qu’il détient. Israël rend le Hamas responsable de la situation très difficile, accusant le groupe terroriste de détourner des millions pour acheter des armes, creuser des tunnels, fabriquer de roquettes et entraîner ses combattants, au lieu d’utiliser l’argent pour le bien de sa population.

La situation a été aggravée par la dispute continue entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, qui a réduit les salaires qu’elle verse aux employés à Gaza et imposé diverses sanctions, y compris de réduire les paiements pour l’électricité fournie à Gaza.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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