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David Lammy, l’ami d’Obama à la tête de la diplomatie britannique

Atlantiste convaincu, il prône une coopération plus étroite avec les 27, la poursuite du soutien à l'Ukraine et la création d'un Etat palestinien une fois que les conditions pour la paix le permettront

Le nouveau secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, David Lammy, arrive à Downing Street à Londres, le 5 juillet 2024. (Crédit : 
AP Photo/Thomas Krych)
Le nouveau secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, David Lammy, arrive à Downing Street à Londres, le 5 juillet 2024. (Crédit : AP Photo/Thomas Krych)

Nouveau ministre britannique des Affaires étrangères dans le gouvernement travailliste de Keir Starmer, David Lammy est un avocat descendant d’esclaves qui compte parmi ses amis l’ancien président américain Barack Obama.

Connu pour son franc-parler, M. Lammy, 51 ans, a déjà eu l’occasion de dire que l’histoire de ses ancêtres, réduits en esclavage jusqu’au XIXe siècle au Guyana, territoire sud-américain abritant des plantations de canne à sucre, influera sur sa manière d’aborder son mandat.

« Je prendrai incroyablement sérieusement la responsabilité d’être le premier ministre des Affaires étrangères descendant du commerce des esclaves », a-t-il récemment déclaré.

Responsable des questions internationales au sein du Labour depuis deux ans, David Lammy a enchaîné plus de 40 visites à l’étranger, au fil desquelles il a affuté sa vision pour la diplomatie britannique, selon une doctrine qu’il qualifie de « réalisme progressiste ».

Celle-ci combine l’approche pragmatique du chef de la diplomatie travailliste à la fin des années 1940, Ernest Bevin, avec l’idéalisme éthique de Robin Cook à la fin des années 1990.

Le premier a participé à la création de l’Otan après la Seconde Guerre mondiale, tandis que le second a supervisé les interventions couronnées de succès au Kosovo et en Sierra Leone, avant de quitter le gouvernement de Tony Blair en raison de l’invasion de l’Irak.

Cela consistera à « prendre le monde tel qu’il est, pas tel que l’on voudrait qu’il soit », mais aussi à « croire qu’on peut rendre à la Grande-Bretagne son avenir tout en réalisant des choses pour le monde », a résumé David Lammy.

Selon lui, la diplomatie britannique « a besoin de redécouvrir l’art de la grande stratégie » après l’amère sortie du pays de l’Union européenne.

Il prône une coopération plus étroite avec les 27, la poursuite du soutien à l’Ukraine et la création d’un Etat palestinien une fois que les conditions pour la paix le permettront.

Né à Londres en 1972 de parents qui ont émigré du Guyana au Royaume-Uni, David Lammy a été marqué dans son enfance par le départ de son père, laissant sa mère seule avec leurs cinq enfants.

« Je ne l’ai jamais revu. J’ai toujours ressenti ce vide dans ma vie, et je ne suis pas le seul », a-t-il écrit dans le Guardian en 2013 dans une série d’articles sur l’importance de la place des pères dans la vie des enfants.

Il a grandi à Tottenham, dans le nord de Londres, dont il est le député depuis 2000, avant d’être diplômé en droit.

Le nouveau secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, David Lammy, quittant Downing Street à Londres, le 5 juillet 2024. (Crédit : Thomas Krych/AP)

Plus jeune député

A la fin des années 1990, il est devenu le premier britannique noir à étudier à la faculté de droit d’Harvard, avant de se lier d’amitié avec Barack Obama lors d’un événement d’anciens élèves noirs.

Son épouse, l’artiste Nicola Green, a chroniqué la campagne d’Obama de 2018 dans une série de portraits.

Elu en 2000 à l’âge de 27 ans, David Lammy est devenu à l’époque le plus jeune député à siéger à la Chambre des Communes, avant de rapidement accéder à des fonctions ministérielles dans les gouvernement de Tony Blair puis de Gordon Brown.

Atlantiste convaincu, il est attaché à la « relation spéciale » entre Londres et Washington.

Alors que le Labour est désormais passé de l’opposition aux responsabilités du gouvernement, David Lammy a dû rassurer sur le fait qu’il pourrait travailler avec Donald Trump si l’ancien président américain devait remporter l’élection présidentielle en novembre.

Le nouveau chef de la diplomatie britannique avait en effet qualifié l’ancien président des Etats-Unis de « sociopathe aux sympathies néo-nazies » et « détestant les femmes ».

Mais David Lammy a affirmé que ses propos avaient été « mal compris », et a promis une approche pragmatique. Selon plusieurs médias britanniques, son équipe est d’ailleurs déjà en contact avec celle du candidat républicain depuis plusieurs semaines. Pense-t-elle à une défaite de Joe Biden ?

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