Décès de Charles Galichet, moine et prêtre fondateur du monastère d’Abou Gosh
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Décès de Charles Galichet, moine et prêtre fondateur du monastère d’Abou Gosh

Proche d'Israël, hébréophone, chevalier de la Légion d'Honneur, l'abbé voyait le respect et le dialogue entre les peuples comme la solution aux problèmes de la région

Le Frère Charles, l’abbé d’Abou Gosh. (Crédit photo : Abbaye Notre Dame du Bec-Hellouin)
Le Frère Charles, l’abbé d’Abou Gosh. (Crédit photo : Abbaye Notre Dame du Bec-Hellouin)

Ce 8 juillet, dans le « carnet du jour » du Figaro, le conseil d’administration des Amis de l’abbaye d’Abou Gosh a regretté le décès le 6 juillet du « très révérend père » Charles Galichet, moine et prêtre fondateur du monastère d’Abou Gosh en 1976 et abbé de 2005 à 2019. Il avait été élevé au rang de chevalier de la Légion d’Honneur par le Consulat de France à Jérusalem. Il s’est éteint à l’âge de 76 ans, des suites d’une longue maladie.

Ses funérailles et son inhumation ont été tenues ce 8 juillet à l’église abbatiale Notre-Dame-de-la-Résurrection, à Abou Gosh, située à une quinzaine de kilomètres de Jérusalem.

« Délicatement proche de chacun et de chacune, il avait une prédilection pour celles et ceux qui, en raison de leur homosensibilité et de leurs différences de genre pouvaient se sentir exclu(e)s ou en souffrance dans leurs relations au monde et à leurs communautés d’Église », explique un frère de la Communion Béthanie, communauté religieuse pro-LGBT.

« Nichée dans un village musulman, l’Abbaye d’Abou Gosh entretient des relations pacifiées tant avec les villageois alentours qu’avec les Juifs, explique Stéphanie Dassa, directrice de projets au CRIF. Le jardin de l’Abbaye a vu pendant des décennies, des jeunes israéliens au tout début de leur service militaire déambuler dans ses allées pour ensuite entamer une discussion avec l’un des Frères du Monastère, exercice de formation auquel Charles s’est longtemps plié avec l’enthousiasme de ceux qui savent que ce n’est que par le respect et le dialogue que l’on peut lever certains préjugés dans cette région du monde, et plus encore dans cette région d’Israël, celle de Jérusalem. »

Décrit comme un « homme franc, sincère et engagé pour la réconciliation, pour la cordialité, le rencontre et le respect », il « maniait mieux l’hébreu que beaucoup d’entre nous et aimait Israël et les Israéliens. Catholique, donc universel, il y avait de la place en lui pour l’humanité tout entière, il ne cédait pas aux discours radicaux. »

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