Des chercheurs israéliens utilisent des cellules souches pour traiter la cécité liée à l’âge
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Des chercheurs israéliens utilisent des cellules souches pour traiter la cécité liée à l’âge

Les essais cliniques initiaux montrent que cette nouvelle thérapie pourrait traiter la dégénérescence maculaire et aider des millions de personnes à conserver la vue

Illustration d'un oeil (Crédit : CC BY Samuel Johnson/Flickr)
Illustration d'un oeil (Crédit : CC BY Samuel Johnson/Flickr)

Les chercheurs israéliens affirment avoir mis au point une thérapie prometteuse à partir de cellules souches pour traiter de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, ce qui pourrait sauver la vue de millions de personnes.

Cell Cure Neurosciences, basée à Jérusalem, signale que sa thérapie par injection OpRegen a montré un potentiel encourageant dans la première phase de ses essais cliniques.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est la principale cause de perte irréversible de la vision chez les personnes de plus de 60 ans, et on estime qu’elle affecte sous diverses formes près de 11 millions de personnes aux États-Unis selon un rapport de la Bright Focus Fondation.

Dans une rétine saine, le rôle de la couche de cellules épithéliales de pigment rétinien est d’aider à l’alimentation des photo-récepteurs, cellules qui traitent la lumière pour assurer la vision.

Lorsque les cellules RPE (épithélium rétinal pigmentaire) se détériorent chez les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, les photo-récepteurs perdent leur système d’approvisionnement et se dégradent, ce qui entraîne finalement la cécité.

La thérapie de la firme israélienne consiste en une injection sous la rétine du patient de cellules RPE, dérivées de cellules souches embryonnaires humaines.

Le Dr Eyal Banin, un des principaux développeurs de cette technologie et directeur des maladies dégénératives au Centre de la rétine de hôpital Hadassah Ein Kerem, estime que l’injection OpRegen remplacera les cellules RPE dysfonctionnelles du patient.

Cette injection peut également aider à renforcer les cellules saines restantes.

« Le plus grand avantage de ce type de thérapie est sans doute son interaction avec les cellules environnantes », affirme-t-il. « Cette interaction bidirectionnelle peut aider les cellules restantes à survivre et à fonctionner correctement. »

Sur la base des résultats encourageants de la première phase, les chercheurs vont lancer un second essai dans lequel de nouveaux patients recevront une dose augmentée. Ces nouvelles ont été annoncées par la Fondation de lutte contre la cécité de Colombia-Maryland, qui finance la recherche pré-clinique pour les essais.

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