Des élections tous les 2,3 ans en moyenne depuis 1996 en Israël – Think tank
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Des élections tous les 2,3 ans en moyenne depuis 1996 en Israël – Think tank

Un membre de l'institut évoque notamment "une crise" de la gouvernance, des élections anticipées trop facilement organisées" et déplore "l'instabilité" du système politique

Des panneaux électoraux pour le parti du Likud montrent le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Bnei Brak, en Israël, le 1er mars 2020. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
Des panneaux électoraux pour le parti du Likud montrent le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Bnei Brak, en Israël, le 1er mars 2020. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Le think-tank de l’Institut israélien de la démocratie a fait savoir mercredi qu’en moyenne, le pays avait organisé des élections tous les 2,3 ans depuis 1996 – date du tout premier mandat du Premier ministre Benjamin Netanyahu – ce qui place l’Etat juif à la dernière place en comparaison avec les autres démocraties parlementaires du monde entier.

« Cette malheureuse réalité résulte d’une combinaison de crises profondément ancrée de la gouvernance, aggravée par la facilité insupportable avec laquelle des élections anticipées peuvent être organisées et avec, en même temps, le fait que nous avons un Premier ministre qui s’est assuré que l’intérêt public serait pris en otage par les considérations personnelles du leader », a commenté le professeur Ofer Kenig, de l’Institut.

« Quand on en vient au temps moyen que passera au pouvoir un Premier ministre, nous sommes finalement presque en tête en comparaison avec les autres démocraties parlementaires. Le long mandat du Premier ministre Benjamin Netanyahu place Israël en sixième position. Mais ce sentiment de stabilité est bien sûr illusoire. Si le Premier ministre est resté au pouvoir, le système politique, pour sa part, a souffert de forts niveaux d’instabilité au cours de la dernière décennie », a-t-il continué.

Israël est suivi par la Grèce (2,5 ans), l’Espagne et le Japon (trois ans), l’Islande (3,1 ans), les Pays-Bas et le Canada (3,2 ans tous les deux), selon cette recherche – qui survient alors qu’Israël va organiser son quatrième scrutin national en l’espace de deux ans.

Le Parlement israélien s’est dissous sur le coup de minuit, mercredi, entraînant la convocation de nouvelles élections, les quatrièmes en deux ans, qui consacrent l’impossible union de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz dans un même gouvernement.

Le mariage forcé aura été de courte durée. Huit mois tout au plus, avant le divorce et le retour en campagne électorale avec cette fois une pandémie de Covid-19 et le procès pour corruption du Premier ministre Netanyahu qui doit prendre son véritable envol début 2021, avant le nouveau scrutin prévu le 23 mars 2021. Cette date peut être changée au moyen d’un vote.

L’ancien ministre de la Justice Haim Ramon a présenté mercredi ses excuses pour avoir traité Netanyahu de « porc politique ».

Dans une interview à Radio 103FM mardi, Ramon – qui a représenté Kakhol lavan dans les négociations de la coalition avec le Likud – a rendu Netanyahu responsable de la chute du gouvernement.

« Vous voulez savoir pourquoi nous allons aux élections ? Benjamin Netanyahu est un porc politique », a-t-il déclaré.

« Je ne voulais pas dire que Netanyahu était un porc politique et je m’en excuse auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu, » a-t-il déclaré à la radio Galey Yisrael.

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