Des Gazaouis traversent la clôture de sécurité pour la 4e fois cette semaine
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Des Gazaouis traversent la clôture de sécurité pour la 4e fois cette semaine

Les hommes, armés d'une pince coupante et d'un couteau, ont été arrêtés peu après être entrés sur le territoire israélien ; l'armée est en état d'alerte élevé à la frontière

Un soldat israélien surveille des manifestants palestiniens lors d'affrontements avec des soldats israéliens près de la frontière entre Israël et Gaza, à l'est de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)
Un soldat israélien surveille des manifestants palestiniens lors d'affrontements avec des soldats israéliens près de la frontière entre Israël et Gaza, à l'est de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)

Jeudi, deux Palestiniens armés d’un couteau et de pinces coupantes ont ouvert une brèche dans la barrière de sécurité autour de Gaza. C’est le quatrième incident de ce type qui se produit en une semaine alors que l’armée était en état d’alerte dans la région.

Les hommes, originaires du sud de la bande de Gaza, ont été arrêtés juste après avoir traversé la frontière et sont actuellement interrogés, a indiqué l’armée.

L’infiltration intervient alors qu’Israël a augmenté sa sécurité le long de la frontière en prévision des manifestations prévues vendredi, pendant lesquelles, selon les responsables de la sécurité, de nombreux Palestiniens pourraient tenter de franchir la frontière.

Il y a eu une série de tentatives pour franchir la barrière ces derniers jours.

Mercredi, un homme non armé a été arrêté quelques instants après être passé du nord de la bande de Gaza en territoire israélien, près de la communauté de Zikim.

La veille, un groupe de trois hommes palestiniens armés s’est infiltré en territoire israélien depuis Gaza. Ils ont eu le temps de parcourir plus de 20 kilomètres dans le territoire israélien pendant plusieurs heures avant d’être arrêté devant la base militaire de Tzeelim. Ils étaient en possession de grenades et de couteaux.

L’échec de l’armée à se rendre compte immédiatement qu’il y avait eu une brèche — les signes de l’infiltration n’ont été constatés que quelques heures après l’incident — a incité le ministre de la Défense Avigdor Liberman à demander une enquête complète sur l’incident.

La barrière frontalière entre Israël et Gaza (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Samedi dernier, quatre Palestiniens masqués ont franchi la barrière de sécurité dans le sud de la bande de Gaza et se sont entrés en territoire israélien. Ils ont essayé de mettre le feu à l’équipement d’ingénierie utilisé pour construire une barrière conçue pour contrer les efforts déployés par les groupes terroristes pour pénétrer par le biais de tunnel en Israël.

Le groupe terroriste du Hamas a organisé la manifestation prévue vendredi, sous la bannière de la « Marche du retour ». Les Palestiniens projettent de construire une tente en face de la barrière de sécurité de Gaza et ont appelé des dizaines de milliers de résidents de Gaza à participer à ce qu’ils ont qualifié de « manifestation pacifique ».

Vendredi est le « Jour du Territoire », la journée marque l’expropriation par le gouvernement israélien des terres appartenant à des Arabes en Galilée le 30 mars 1976 et les manifestations qui ont suivi, au cours desquelles six Arabes israéliens ont été tués. C’est aussi, par coïncidence, la veille de la fête de la Pâque, qui dure une semaine.

Les manifestations se poursuivront pendant six semaines jusqu’au 15 avril, soit le lendemain de l’anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, que les Palestiniens appellent la Nakba, ou la catastrophe.

Israël s’est préparé pour les manifestations en renforçant les déploiements des troupes dans la zone frontalière, y compris le déploiement de plus d’une centaine de tireurs d’élite pour faire face aux tentatives massives de franchir la barrière, a déclaré Gadi Eizenkot, chef d’état-major de l’état major.

« Si les Palestiniens pensent qu’ils vont organiser une marche et qu’ils passeront la barrière [frontière] et qu’ils marcheront sur notre territoire, ils ont tort », a déclaré Eizenkot au quotidien Israel Hayom.

Gadi Eizenkot, chef d’état-major de l’armée américaine, lors d’une conférence au Centre interdisciplinaire d’Herzliya, le 2 janvier 2018 (Crédit : FLASH90)

« Une grande partie de l’armée y sera déployée », a déclaré Eizenkot au quotidien Yedioth Ahronoth, ajoutant que plus d’une centaine de tireurs d’élite, la plupart issus d’ « unités spéciales », étaient stationnés dans la région.

« S’il y a un danger de mort, nous autoriserons le tir réel », a-t-il déclaré. « Les ordres sont d’utiliser beaucoup de force. »

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