Des Juifs conservateurs s’opposent à la décision de Trump sur les WC transgenres
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Des Juifs conservateurs s’opposent à la décision de Trump sur les WC transgenres

Des associations rejoignent un appel à la Cour suprême et jurent de combattre toute décision qui “contrevient au principe juif de dignité humaine”

Signe des toilettes mixtes à Oval Park Grill, à Durham, Caroline du Nord, le 11 mai 2016. (Crédit : Sara D. Davis/Getty Images/AFP)
Signe des toilettes mixtes à Oval Park Grill, à Durham, Caroline du Nord, le 11 mai 2016. (Crédit : Sara D. Davis/Getty Images/AFP)

Le Jewish Theological Seminary (JTS) a rejoint d’autres associations juives conservatrices américaines pour un appel à la Cour suprême des Etats-Unis contre une décision présidentielle qui permet aux écoles de décider qui peut entrer dans les toilettes non mixtes.

Jeudi, JTS a publié un communiqué annonçant qu’il rejoignait un amicus curiae, un dossier présenté par une partie non prenante d’une affaire juridique, conçu pour défendre les « droits des élèves transgenres à utiliser les toilettes publiques de l’école en accord avec leur identité de genre ».

L’appel du 2 mars à la Cour suprême fait suite à une décision prise en février par l’administration du président américain Donald Trump de revenir sur les directives prises par son prédécesseur Barack Obama, qui ordonnent aux écoles de laisser les élèves transgenres utiliser les toilettes et les vestiaires correspondant à leur identité de genre.

« JTS est dans l’obligation d’agir face à l’Etat et aux actions fédérales qui contreviennent au principe juif de dignité humaine », a écrit l’organisation dans son communiqué.

Le dossier sera notamment présenté à la cour par United Synagogue of Conservative Judaism et l’Assemblée rabbinique du mouvement, l’Association rabbinique reconstructionniste, et plusieurs organisations chrétiennes.

Le président américain Donald Trump signant son premier décret exécutif dans le Bureau ovale, le 23 janvier 2017. (Crédit : Ron Sachs/Pool/Getty Images)
Le président américain Donald Trump signant son premier décret exécutif dans le Bureau ovale, le 23 janvier 2017. (Crédit : Ron Sachs/Pool/Getty Images)

« Dans la tradition juive, l’humiliation publique est équivalente à un carnage », a écrit dans le communiqué Arnold Eisen, chancelier de JTS.

« Nous ne resterons pas sans rien faire dans le sang d’autres êtres humains. Des lois comme celle qui fait l’objet de l’affaire [présentée à] la Cour suprême ont pour effet, si ce n’est pour objectif, d’humilier publiquement les élèves transgenres en leur refusant l’accès à des installations compatibles avec leurs identités de genre. »

Plusieurs associations juives, dont des organisations réformées, ont protesté contre la décision de l’administration Trump de revenir sur ces directives.

Jeudi, David Frum, ancien auteur des discours du président George W. Bush, a vivement critiqué d’autres éléments de la présidence Trump sur Twitter.

Frum, qui est juif, a fustigé les « attaques [de Trump contre] les normes et les institutions américaines ». Il a suggéré qu’elles avaient pour objectif de cacher les contacts des responsables de l’administration Trump avec des responsables russes. Ces contacts font actuellement l’objet d’une enquête du FBI sur une possible implication de la Russie dans les élections présidentielles américaines.

« L’ironie particulièrement sinistre de cette affaire est que, quelque part près du cœur de l’histoire de Trump, se trouve le trouble secret de la connexion entre Trump et la Russie », a écrit Frum.

Trump a démenti toute coordination avec la Russie, sur les élections ou tout autre sujet, et affirmé que ces hypothèses étaient des théories du complot émises par des rivaux déçus.

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