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Des néo-nazis dans un « convoi de la liberté » au Canada

Lundi dernier, la Gendarmerie de l’Alberta a publié une photo d’armes à feu saisies dans des semi-remorques qui bloquaient le poste frontalier de Coutts

Les armes saisies par la Gendarmerie royale du Canada à Coutts, au Canada. (Crédit : Gendarmerie royale du Canada / Twitter)
Les armes saisies par la Gendarmerie royale du Canada à Coutts, au Canada. (Crédit : Gendarmerie royale du Canada / Twitter)

Le Réseau canadien anti-haine s’est dit préoccupé après que de nombreuses armes et des écussons d’un groupe néo-nazi canadien ont été saisis par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de l’Alberta lors d’un « convoi de la liberté » à Coutts, a rapporté le journal La Presse.

Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont quatre pour avoir pour avoir prévu de s’attaquer à des policiers et de les tuer.

« L’existence de groupes comme celui-ci au sein du mouvement d’occupation des convois est très préoccupante », a déclaré Elizabeth Simons, directrice adjointe du Réseau canadien anti-haine.

Lundi dernier, la Gendarmerie de l’Alberta a publié une photo d’armes à feu saisies dans des semi-remorques qui bloquaient le poste frontalier de Coutts. Au total, les agents ont saisi 13 armes d’épaule, des armes de poing, plusieurs ensembles de gilets pare-balles, une machette, une grande quantité de munitions ainsi que des chargeurs de grande capacité. Sur un des gilets pare-balles se trouvaient deux écussons noirs avec une bande blanche diagonale, représentant le mouvement extrémiste Diagolon.

Selon Elizabeth Simons, ce groupe compte de nombreux militants « ouvertement antisémites et racistes » qui veulent « exécuter leurs ennemis » – les médias, le gouvernement, les « communistes »…

Deux écussons représentant le mouvement néo-nazi « Diagolon » sont visibles sur le gilet pare-balles. (Crédit : Gendarmerie royale du Canada / Twitter)

Dirigé par un certain Jeremy MacKenzie, « devenu le symbole du mouvement et du réseau », le groupe compterait « plusieurs milliers de membres provenant du Canada, des États-Unis et de l’Australie », selon elle.

Alors que le mouvement évoluait principalement en ligne, « nous avons vu des réseaux se développer dans tout le pays, et ils organisent des réunions et des rencontres pour apprendre à se connaître, partager des connaissances, etc », a déclaré Mme Simons.

« Il convient de noter que la majorité des participants au convoi et des occupants ne sont pas forcément d’accord avec les méthodes ou les tactiques que les personnes arrêtées à Coutts ont tenté d’utiliser », a-t-elle précisé.

Fin janvier, des croix gammées et d’autres symboles à caractère haineux avaient été constatés à Ottawa dans le cadre de ces « convois de la liberté ».

Ce week-end, après trois semaines d’occupation, la police a finalement délogé les manifestants de ces « convois ».

Une manifestation organisée par des camionneurs opposés à la vaccination, le 19 février 2022, à Ottawa, au Canada. (Crédit : Scott Olson/Getty Images/AFP)

Aspergeant les protestataires de spray au poivre, détruisant des vitres des véhicules dans lesquels certains s’étaient retranchés, les autorités avaient repris dans l’après-midi l’axe majeur devant le Parlement canadien, à Ottawa, où des centaines de camions stationnaient depuis 23 jours.

Au moins 170 personnes ont été arrêtées vendredi et samedi, une cinquantaine de véhicules remorqués et des armes saisies, a indiqué la police, qui a aussi détruit tentes, cabanes, stands de nourriture et autres structures érigés par les manifestants.

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