Des philanthropes juifs financent une alliance de recherche neurologique
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Des philanthropes juifs financent une alliance de recherche neurologique

L'initiative des milliardaires Joan et Sandy Weill vise à financer la recherche sur des maladies neurologiques comme l'épilepsie et Alzheimer

Sandy Weill, financier et philanthrope, à droite, et sa femme Joan participent à la soirée de Gala de l'ouverture de la saison du Métropolitan Opéra au Linclon Center, le lundi 22 septembre 2008 à New York. 
(AP Photo/Evan Agostini)
Sandy Weill, financier et philanthrope, à droite, et sa femme Joan participent à la soirée de Gala de l'ouverture de la saison du Métropolitan Opéra au Linclon Center, le lundi 22 septembre 2008 à New York. (AP Photo/Evan Agostini)

Mardi, les philanthropes milliardaires Joan et Sandy Weill, de la Weill Family Foundation, ont annoncé dans un communiqué qu’ils allaient verser 106 millions de dollars en faveur d’un programme de recherche, le Weill Neurohub.

Celui-ci sera mené par trois universités américaines : l’UC Berkeley, l’UC San Francisco, et l’Université de Washington.

Le projet aura pour but de trouver des traitements pour des troubles du cerveau, comme l’épilepsie et la maladie d’Alzheimer.

Le Weill Neurohub rassemblera et liera ainsi les travaux de recherche et de collecte des données des trois institutions, a rapporté le San Francisco Chronicle.

« Comment étudie-t-on 110 milliards de cellules, chacune connectée à
50 000 autres ? Et modifiées par l’environnement, modifiées par la génétique et influencées par notre microbiome ? », s’interroge Stephen Hauser, neurologue qui va co-diriger le nouveau Weill Neurohub, et qui entend répondre à ces questions.

« Si nous pouvons associer nos efforts, de grandes choses pourraient se produire, beaucoup plus que ce que nous pourrions faire séparément », a-t-il ajouté.

La neurologie est un domaine encore peu connu. Encore aujourd’hui, certaines maladies, comme Alzheimer, ne bénéficient d’aucun traitement, malgré des années de recherche.

Ehud Isacoff, neuroscientifique de l’université de Berkeley, qui co-dirigera le Weill Neurohub avec Hauser, estime que la recherche a besoin d’ingénieurs qui inventeront de nouvelles techniques visant à scanner le cerveau en haute définition, d’informaticiens pour collecter et analyser le volume considérable de données qui peuvent être collectés du système nerveux central et des experts en génétique afin de développer des techniques de réparation des gènes endommagés.

« Nous avons besoin de visualiser les choses comme nous ne l’avons jamais fait auparavant, d’analyser des niveaux de détail et de faire des comparaisons mathématiques qui n’étaient pas possibles auparavant », explique Isacoff.

Le don de la Fondation de la famille Weill fait suite à celui de 185 millions des Weill à l’université de San Francisco il y a trois ans. Il a permis d’établir l’Institut Weill pour les neurosciences sur le campus Mission Bay de l’université.

« À l’UCSF, ils font beaucoup d’essais cliniques, et à Berkeley, ils n’ont pas les gens pour faire cela, mais ils ont l’expertise en informatique, en ingénierie et en imagerie en big data », a déclaré Sandy Weill.

Les Weill ont ensuite estimé que l’expertise de l’université de Washington en matière de neurosciences et de troubles du cerveau – en particulier la maladie d’Alzheimer – irait de pair avec les travaux des deux autres universités.

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