Des responsables américains évoquent un changement à l’ONU au sujet d’Israël
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Des responsables américains évoquent un changement à l’ONU au sujet d’Israël

Dans une tribune pour CNN, Haley, Friedman, Jared Kushner et Jason Greenblatt ont salué le récent vote condamnant les actions du Hamas à Gaza

De gauche à droite : le coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient Nickolay Mladenov , le secrétaire d'Etat des Nations unies Antonio Guterres, l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, l'envoyé pour la paix américain Jason Greenblatt et le conseiller spécial et gendre du président Donald Trump Jared Kushner avant une session du conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien (Crédit : capture d'écran Nations unies)
De gauche à droite : le coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient Nickolay Mladenov , le secrétaire d'Etat des Nations unies Antonio Guterres, l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, l'envoyé pour la paix américain Jason Greenblatt et le conseiller spécial et gendre du président Donald Trump Jared Kushner avant une session du conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien (Crédit : capture d'écran Nations unies)

Quatre hauts-responsables de l’administration américaine ont salué « le début d’un changement de paradigme » à l’Assemblée générale des Nations unies, citant les modalités d’un vote portant sur une résolution consacrée aux violences dans la bande de Gaza au mois de juin.

Dans une tribune qui a été publiée par CNN, l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley, le haut-conseiller du président américain Jared Kushner, l’envoyé pour la paix au Moyen Orient Jason Greenblatt et l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël David Freidman ont expliqué que l’organisation qui, dans le passé, a été « aveuglément et sans relâche anti-israélienne » s’est montrée encourageante en prenant en compte le rôle du Hamas dans le conflit.

Les quatre responsables ont expliqué qu’après que l’Algérie a proposé, le 13 juin, une résolution blâmant l’Etat juif pour les violences récentes, les Etats-Unis avaient soumis un amendement qui dénonçait également le Hamas.

L’Algérie avait alors réclamé un vote pour rejeter l’amendement sans débat préalable, qui n’avait pas été adopté. L’amendement américain, pour sa part, avait été pris en considération et voté. La tribune note que tandis que la mesure a finalement été refusée en raison d’un vice de procédure, plus de pays s’étaient prononcés en sa faveur que contre.

Les responsables de l’administration saluent, dans leur lettre ouverte, la volonté affichée par l’Assemblée de tenir pour responsable le Hamas du conflit à Gaza, disant : « Pour la première fois dans l’histoire des Nations unies, plus de nations ont reconnu que la paix entre Israël et les Palestiniens doit se construire sur des fondations de vérité en ce qui concerne le Hamas ».

« Elles ont reconnu que la réconciliation est impossible si la réalité est niée au nom du gain de points politiques. Et une partie de la réalité oblige à reconnaître la responsabilité première assumée par le Hamas dans la perpétuation de la souffrance de la population de Gaza », ont-ils écrit.

« Le vieux cliché portant sur un renversement de vapeur est vrai. Cela n’arrive pas rapidement. Mais il se passe quelque chose aux Nations unies qui prouve que changer le cours des choses est possible ».

L’Assemblée générale de l’ONU vote une résolution sur les manifestations récentes à Gaza, le 13 juin 2018 (Capture d’écran : ONU)

Les responsables notent dans la lettre qu’une attitude si « réaliste » a également mis en évidence l’approche du conflit par l’administration de manière globale ainsi que son initiative prochaine de paix, qui a été longuement mûrie.

Tout comme le président américain Donald Trump a reconnu la « réalité » de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat juif, « la proposition de paix que nous soumettrons sera elle aussi réaliste et reconnaîtra les besoins légitimes d’Israël comme des Palestiniens, ainsi que les intérêts de la région de manière plus générale ».

Ils ajoutent dans l’article que « personne ne sera pleinement satisfait de notre proposition, mais c’est ainsi que doivent être les choses si une paix réelle doit s’installer. La paix ne peut réussir que si elle se fonde sur des réalités ».

Les Etats-Unis se sont retirés au mois de juin du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Haley affirmant que l’instance globale était « une fosse de partialité politique » et ajoutant que le conseil nourrit « une partialité chronique envers Israël ».

Depuis que Trump est arrivé au pouvoir, les Etats-Unis ont quitté l’agence culturelle des Nations unies, l’UNESCO, ils ont réduit les financements accordés à l’ONU et ils ont fait part de leur volonté d’abandonner l’accord sur le climat de Paris, soutenu par l’instance mondiale.

Le sud d’Israël et Gaza ont connu une recrudescence des violences pendant le week-end après que des snipers palestiniens ont tué un soldat israélien, Aviv Levi, sur la frontière dans la journée de vendredi, entraînant des frappes israéliennes contre des cibles du Hamas en représailles. En riposte, les avions israéliens ont également mené une série majeure de raids dans toute la bande de Gaza dans la soirée de vendredi.

Un cessez-le-feu annoncé par le Hamas vendredi à minuit semble toutefois se maintenir.

Trump a indiqué qu’il réaliserait ce qu’il avait qualifié d’accord « ultime » de paix entre Israël et les Palestiniens. L’administration américaine a fait savoir qu’elle présenterait bientôt son plan dans cet objectif.

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