Des scientifiques israéliens présentent le 1er cœur en 3D fait de tissu humain
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Des scientifiques israéliens présentent le 1er cœur en 3D fait de tissu humain

C'est "la première fois qu'on utilise de la matière et des cellules provenant du patient", a dit l'un des scientifiques, le professeur Tal Dvir, qui a dirigé les recherches

Une impression 3D d'un cœur réalisé avec du tissu humain réalisée à l'université de Tel Aviv, le 25 avril 2019 (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Une impression 3D d'un cœur réalisé avec du tissu humain réalisée à l'université de Tel Aviv, le 25 avril 2019 (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Des scientifiques ont présenté lundi à Tel-Aviv, en Israël, un prototype de coeur humain imprimé en 3D à partir de tissus humains et avec des vaisseaux, une avancée « majeure » selon eux dans le traitement des maladies cardiovasculaires et la prévention du rejet des greffes.

Les chercheurs de l’université de Tel-Aviv ont présenté à la presse ce coeur inerte de la taille d’une cerise, plongé dans un liquide.

« C’est la première fois qu’on imprime un coeur dans son intégralité avec ses cellules et ses vaisseaux sanguins, c’est aussi la première fois qu’on utilise de la matière et des cellules provenant du patient », a dit l’un des scientifiques, le professeur Tal Dvir, qui a dirigé les recherches.

Des scientifiques sont parvenus à produire la structure d’un coeur par le passé, mais avec des éléments synthétiques ou naturels, et ne provenant pas du patient, au risque d’une réaction immunitaire de l’organisme, a-t-il dit dans un laboratoire de l’université de Tel-Aviv.

Le professeur Tal Dvir présente une impression en 3D de cœur avec du tissu humain à l’université de Tel Aviv, le 15 avril 2019 (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Dans l’article correspondant publié par la revue scientifique Advanced Science, les auteurs de l’étude disent avoir conçu un procédé permettant non seulement de produire, à partir de cellules prélevées sur le tissu du patient, l’hydrogel servant à façonner des patches cardiaques vascularisés parfaitement compatibles avec le receveur, mais aussi des structures cellulaires entières avec leurs principaux vaisseaux, comme des coeurs.

Cependant, « si l’impression en 3D est considérée comme une approche prometteuse pour concevoir des organes dans leur intégralité, plusieurs difficultés demeurent », ont-ils relevé.

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