Diminution depuis 3 ans du nombre de nouvelles start-ups en Israël
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Diminution depuis 3 ans du nombre de nouvelles start-ups en Israël

Cette baisse pourrait signifier que l’écosystème est en train de mûrir, selon la Start-Up Nation Central avec des campagnes de financement qui passent de 10 à 20 M de dollars

Sur la diapositive de la Start-Up Nation Central, une diminution du nombre de start-ups en Israël et une augmentation du nombre d'entreprises qui ferment
Sur la diapositive de la Start-Up Nation Central, une diminution du nombre de start-ups en Israël et une augmentation du nombre d'entreprises qui ferment

Le nombre de start-ups créées en Israël a diminué entre 2014 et 2017, et un nombre croissant de start-ups ont fermé leurs portes chaque année au cours de la même période.

Un nouveau rapport publié par Start-Up Nation Central (SNC), une organisation à but non lucratif qui s’intéresse à l’industrie technologique israélienne, montre qu’en 2017, environ 700 nouvelles start-ups ont été créées tandis que 408 ont fermé, soit une croissance nette de 292.

Des chiffres à comparer avec les 1 001 start-ups apparues en 2014 – année où le SNC a commencé à collecter les données – et les 221 entreprises qui avaient disparu dans la même période, ce qui avait établi une croissance nette de 780 nouvelles entreprises.

« Les données peuvent être interprétées de différentes manières », a déclaré lundi à la presse Aviv Alper, responsable de la recherche au SNC. « Nous pensons que cela signifie que l’écosystème devient plus mature. »

En effet, selon les données, les cycles de financement durant lesquels les start-ups ont pu lever un montant de 10 à 20 millions – ce qu’on appelle des « campagnes de mise à niveau » – ont plus que doublé au premier semestre 2018 par rapport au premier semestre 2015.

Il y a eu 53 accords de financements de type « campagne de mise à niveau » contre seulement 22 transactions de ce genre au premier semestre 2015, et 39 au cours de la même période l’an dernier.

« Ces campagnes de mise à niveau permettent aux entreprises de se développer et d’étendre leurs activités », indique le rapport. « C’est le signe d’un écosystème en pleine maturité avec suffisamment de sociétés solides qui survivent aux étapes initiales de démarrage et indiquent une croissance suffisamment positive pour justifier de tels investissements. »

Le nombre réduit de start-ups créées et la plus grande quantité de fonds collectés aux différents stades de croissance pourraient indiquer que les entrepreneurs restent fidèles à leurs start-ups durant de longues périodes, évitant les départs précoces qui étaient typiques de l’écosystème des start-ups en Israël, a expliqué Meir Valman, analyste de recherche senior chez SNC.

« Cela pourrait être une évolution naturelle dans le cycle d’une start-up », a-t-il déclaré. « Moins d’entrepreneurs vendent leurs entreprises et en créent de nouvelles ».

Au premier semestre 2018, les entreprises de technologie israéliennes ont collecté un total de 2,42 milliards de dollars, en 260 cycles de financement, marquant « l’un des plus forts premier semestre de levée de fonds depuis le début de 2015 ». Le montant du capital collecté par les entreprises de technologie israéliennes a bondi de 33 % par rapport au premier semestre 2015.

En outre, sur toutes les étapes du financement, l’envergure moyenne d’un cycle de financement pour une société israélienne a atteint 5 millions de dollars au premier semestre 2018 contre 2 millions au premier semestre 2015, soit une augmentation de 150 %, selon le rapport.

Rester longtemps en circuit fermé a eu pour effet direct, au premier semestre de cette année, que 43 entreprises seulement ont fait un Exit – défini comme une offre publique initiale d’actions ou fusion et acquisition.

Il y a eu 40 opérations de fusion-acquisition et de rachat, avec seulement trois introductions en bourse – toutes au Nasdaq – au premier semestre de cette année. Ces 43 transactions ont permis de recueillir un total de 1,71 milliard de dollars. Ces chiffres sont à comparer avec les 10 introductions en bourse sur la même période un an plus tôt et 53 transactions de fusions et acquisitions, pour un total de 4,75 milliards de dollars.

Les trois sociétés qui ont organisé des introductions en bourse au premier semestre de cette année étaient Sol-Gel, une entreprise de distribution de médicaments; Motus GI, une entreprise médicale qui vise à améliorer les résultats de l’endoscopie; et Entrea Bio, un fabricant de médicaments à base de molécules – toutes dans le domaine médical.

De 2014 à mi-2018, quelque 117 multinationales ont créé des centres de R & D en Israël, soit une moyenne de 23,4 R & D par an, selon le rapport.

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