Diplomates et ambassadeurs ont déjà voté pour les prochaines élections
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Diplomates et ambassadeurs ont déjà voté pour les prochaines élections

De Wellington à la côté ouest américaine, quelque 5 000 Israéliens en poste à l'étranger ont eu l'occasion de voter pour les prochaines élections nationales ces 36 dernières heures

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Anat Amichai, l'épouse du chef de la sécurité de l'ambassade israélienne de Wellington, Nouvelle-Zélande, dépose le premier bulletin de vote des élections pour la 21e Knesset, dans le cadre du vote anticipé permis aux diplomates et à leur famille, le 28 mars 2019. (Crédit : ministère israélien des Affaires étrangères)
Anat Amichai, l'épouse du chef de la sécurité de l'ambassade israélienne de Wellington, Nouvelle-Zélande, dépose le premier bulletin de vote des élections pour la 21e Knesset, dans le cadre du vote anticipé permis aux diplomates et à leur famille, le 28 mars 2019. (Crédit : ministère israélien des Affaires étrangères)

On était vendredi matin en Israël lorsque le bureau de vote du consulat israélien à San Francisco a fermé ses portes, marquant la dernière occasion pour les diplomates en poste à l’étranger de voter pour les prochaines élections nationales. Ces 36 dernières heures, des bulletins ont ainsi été enregistrés dans 77 pays à travers le monde.

Alors que la grande majorité des 6,3 millions électeurs du pays devront attendre le 9 avril avant de pouvoir déposer leur bulletin dans l’urne, 5 137 Israéliens en poste dans 96 ambassades et consulats ont pu voter de 8 heures à 21 heures, heure locale, jeudi.

C’est à Wellington, la capitale néo-zélandaise — à 20 h mercredi, heure d’Israël — qu’Anat Amichai, l’épouse du chef de la sécurité de l’ambassade israélienne a déposé le tout premier bulletin de vote pour les élections de 21e Knesset.

Les ambassadeurs en poste de Bangkok, en Roumanie, ou encore en Jordanie ont publié des photos d’eux exerçant fièrement leur droit démocratique, un petit avant-goût du vote prévu dans 10 jours.

Dans une vidéo publiée par le ministère des Affaires étrangères, les employés sénégalais de l’ambassade israélienne à Dakar ont apporté un gâteau à Elissa qui votait pour la première fois après avoir récemment épousé l’ambassadeur adjoint Daniel Asheim après son immigration en Israël l’année dernière.

« Si excitée de voter pour la première fois à des élections israéliennes, surtout ici au Sénégal, » s’est-elle exclamée après avoir déposé son bulletin dans l’urne.

D’après la législation israélienne, les citoyens privés vivant à l’étranger n’ont pas le droit de voter à moins de se rendre dans l’État hébreu. Mais l’exception accordée aux diplomates s’applique également aux émissaires envoyés à l’étranger par l’Agence juive, le KKL-JNF, Keren Hayesod et l’Organisation sioniste mondiale. Leurs époux ou épouses et enfants (âgés de 18 à 20 ans) peuvent également voter depuis l’étranger.

« Il s’agit d’un processus très compliqué, mais tout est fait pour garantir à la fois une démarche simple aux électeurs du monde entier et une transparence totale, » a déclaré l’ambassadeur de longue date Isaac Bachman, qui siège aujourd’hui à la tête de la commission électorale du ministère des Affaires étrangères.

En Israël, le président de la commission électorale centrale, le juge de la Cour suprême Hanan Melcer, a supervisé le processus depuis « la salle de gestion des élections » basée au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem aux côtés du ministre adjoint des Affaires étrangères Tzipi Hotovely.

« L’ensemble de l’opération est réalisée avec la plus grande précaution et suit la loi à la lettre, partout dans le monde, » a rassuré Bachman.

Pour le scrutin, chaque ambassade dispose d’une sorte de mini-commission, qui est généralement constituée du consul et d’un autre responsable de haut rang, de préférence non issu du ministère israélien des Affaires étrangères mais d’un attaché militaire ou culturel. Chaque électeur entre dans l’isoloir et place son bulletin dans une enveloppe scellée. Ils sortent ensuite de l’isoloir et leur enveloppe est introduite dans une seconde enveloppe affichant le nom et le numéro de carte d’identité du votant.

Toutes ces enveloppes vont maintenant être envoyées à Jérusalem, où ils seront conservés dans un coffre jusqu’au jour du scrutin. Des membres de la commission électorale de la Knesset vérifieront ensuite le nom inscrit sur l’enveloppe et contacteront le bureau de vote concerné pour s’assurer que l’électeur n’a pas voté deux fois.

La première enveloppe contenant le bulletin de vote est ensuite placée dans une urne spéciale, avec le reste des enveloppes venant de l’étranger. Ils seront comptés à l’issue du scrutin en Israël, avec les autres bulletins de vote.

Les résultats définitifs du scrutin national devraient arriver au compte-gouttes dans la nuit du 9 au 10 avril prochain.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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