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Echec du test de missile iranien depuis un sous-marin dans le détroit d’Ormuz

Les responsables américains affirment que cette tentative de lancement a avorté quelques semaines après que Téhéran a affiché des missiles de croisière pouvant être tirés en mer

Exercice de la marine iranienne en 2011. (Crédit : Mohammad Sadegh Heydari/CC BY/WikiCommons)
Exercice de la marine iranienne en 2011. (Crédit : Mohammad Sadegh Heydari/CC BY/WikiCommons)

L’Iran a tenté un essai de lancement manqué mardi d’un missile de croisière depuis un sous-marin évoluant dans le détroit d’Ormuz.

Deux responsables américains ont déclaré à Fox News qu’un sous marin iranien de classe Yono et de type « midget » avait été à l’origine du lancement de missile, mais que l’essai a échoué.

La Corée du nord est le seul autre pays faisant fonctionner ce type de sous-marin, selon des informations.

La taille ou la portée du missile ainsi que la charge de l’ogive n’ont pas été détaillés.

Le mois dernier, la marine iranienne a déployé de nouveaux missiles anti-navires, appelés Nesir, affirmant qu’ils pouvaient être tirés à partir de lanceurs terrestres ou depuis la mer. Ce missile de croisière a été testé durant les essais militaires iraniens « Velayat 95 » dans le Golfe persique au mois de février.

Des missiles lancés lors d'exercices en Iran, le 21 février 2017. (Capture d'écran : Iribnews via Tasnim)
Des missiles lancés lors d’exercices en Iran, le 21 février 2017. (Capture d’écran : Iribnews via Tasnim)

L’Iran a revendiqué un autre test de missile balistique au mois de mars, une semaine après qu’un vaisseau américain dans le détroit d’Ormuz a été contraint à changer de trajectoire après avoir été harcelé par des vedettes iraniennes dans cette eau navigable stratégique.

Le détroit d’Ormuz est une voie maritime étroite qui relie le Golfe persique à l’océan indien à travers laquelle transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, ce qui en fait un lieu stratégique essentiel.

La république islamique a déjà harcelé des navires de l’US Navy dans le passé dans le Golfe persique et dans le détroit d’Ormuz, notamment avec la capture par l’Iran de dix marins américains en janvier 2016 qui avaient dérivé dans les eaux territoriales iraniennes après avoir rencontré des problèmes mécaniques.

Le président américain Donald Trump avait tweeté le 2 février qu’il avait officiellement mis l’Iran « en garde » après que le pays a testé des missiles balistiques capables de transporter des ogives nucléaires au mois de janvier.

Il y avait eu peu de détails de la part de la Maison Blanche sur ce que l’avertissement représentait en termes pratiques. Il reste à voir si la Maison Blanche fera pression en faveur de sanctions cette fois-ci.

La marine américaine a une large présence dans le Golfe persique où est stationnée sa Cinquième Flotte et l’Iran a menacé à plusieurs occasions d’attaquer les navires américains opérant dans le secteur.

Les missiles de croisière – comme le Nesir – ne sont pas couverts par la Résolution des Nations unies numéro 2231, qui a été adoptée peu de temps après la signature de l’accord sur le nucléaire en juillet 2015 et qui demande à Téhéran « de ne pas entreprendre une activité relative aux missiles balistiques créés pour être capables de transporter des armes nucléaires, dont les lancements utilisant une telle technologie de missile balistique ».

L’Iran affirme que son programme de missiles balistiques n’est également pas couvert par la résolution parce qu’il ne comprend pas de programme incluant des armements nucléaires.

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