Élargissement de la campagne de vaccination nocturne avec l’aide des réservistes
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Élargissement de la campagne de vaccination nocturne avec l’aide des réservistes

Le Premier ministre salue cette initiative-pilote qui a eu lieu samedi soir à Tel Aviv et ordonne son expansion à dix villes le tout le pays

Les Israéliens font la queue pour bénéficier du vaccin contre la COVID-19 lors d'une campagne massive de vaccination nocturne du Magen David Adom sur la place Dizengoff à Tel Aviv, le 14 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Les Israéliens font la queue pour bénéficier du vaccin contre la COVID-19 lors d'une campagne massive de vaccination nocturne du Magen David Adom sur la place Dizengoff à Tel Aviv, le 14 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Alors qu’Israël s’efforce de parvenir rapidement à contenir une vague importante d’infections à la COVID-19, l’armée devrait faire intervenir des centaines de réservistes supplémentaires pour prendre part à cette course contre la montre. De son côté, le gouvernement a annoncé qu’il étendrait une nouvelle campagne nocturne de vaccination contre le coronavirus dans dix villes majeures, dès dimanche soir.

Saluant une campagne-pilote de ce type organisée à Tel Aviv samedi soir et se réjouissant de sa réussite, le bureau du Premier ministre Naftali Bennett a indiqué dans un communiqué que la liste des municipalités concernées serait publiée dans la journée de dimanche.

Selon des informations parues dans les médias, ce sont des centaines de personnes qui se sont présentées lors du lancement de cette campagne de vaccination massive qui a été menée dans la nuit de samedi par le Magen David Adom (MDA) et par la municipalité de Tel Aviv et qui s’est adressée en priorité aux fêtards et aux jeunes de la ville côtière qui n’ont pas encore reçu les deux précieuses injections.

En plus de tous ceux qui n’ont pas encore bénéficié de la première ou de la seconde dose, un communiqué du MDA a annoncé que tous les Israéliens de 50 ans et plus pouvaient venir se faire administrer une piqûre de rappel.

Des structures de vaccination ont été installées aux abords de la place Dizengoff et elles sont restées ouvertes de 20 heures, dans la soirée de samedi, jusqu’à 4 heures du matin, dimanche. Elles ont mobilisé des dizaines d’employés du MDA.

Le chef du Magen David Adom, Eli Bin, a souligné que tous les Israéliens pouvaient venir se faire vacciner dans ces centres temporaires, indépendamment de l’âge, de l’adhésion à une caisse d’assurance-maladie ou d’un éventuel statut de résident.

Des flacons de vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus dans un centre de vaccination mobile du Magen David Adom à Tel Aviv, le 5 juillet 2021. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« L’année passée, il nous a été prouvé que les vaccins étaient efficaces et qu’ils préviennent l’infection et les complications graves. Aujourd’hui, alors que le nombre de nouveaux cas augmente tous les jours, nous considérons le lancement d’une campagne de vaccination comme étant de la plus haute importance et nous considérons qu’il est déterminant de rendre accessibles les vaccins gratuitement, sans nécessité de prendre un rendez-vous au préalable », a-t-il indiqué dans une déclaration.

Le ministère de la Santé a lui aussi aidé à organiser cette initiative nocturne – inquiet de dynamiser le taux d’immunisation de la population dans le contexte particulier d’une recrudescence des cas de COVID, qui est entraînée par le variant Delta, très contagieux, et qui a amené le gouvernement à réimposer des restrictions.

« Il s’agit de sauver des vies et ces vaccinations, la nuit, permettent à ceux qui ne veulent pas manquer le travail de se faire vacciner sans prendre rendez-vous, à des heures qui ne sont pas conventionnelles. Et nous continuerons à faire tous les efforts possibles pour vacciner les citoyens qui peuvent le faire et qui le souhaitent », a précisé Bennett dans un communiqué.

La station de radio publique Kan a indiqué, samedi, que l’armée devrait envoyer des centaines de réservistes supplémentaires – des milliers sont déjà sur le terrain – pour aider à la campagne de vaccination, au suivi des contacts et aux traitements à domicile afin de diminuer la pression exercée sur les hôpitaux du pays.

Les soldats du Commandement intérieur sont d’ores et déjà chargés de réaliser des tests sérologiques sur les enfants – pour vérifier si certains d’entre eux ont développé des anticorps au virus – aux côtés des autorités locales, alors même que la rentrée scolaire se profile à l’horizon. Jusqu’à présent, les militaires ont commencé cette mission dans quatre villes dont les habitants sont en majorité ultra-orthodoxes ou Haredim, les écoles de cette communauté ayant rouvert leurs portes la semaine dernière.

Un soldat du Commandement du front intérieur a guidé les résidents vers une tente de test du COVID-19 à Netanya, le 7 février 2021,après l’assouplissement du confinement national dû à la pandémie de COVID-19.(Crédit : JACK GUEZ / AFP)

L’armée avait réduit son implication dans la réponse gouvernementale à la pandémie lorsque le nombre de cas avait chuté, au printemps et pendant l’été, mais le variant Delta a entraîné son rappel par les autorités.

Le mois dernier, l’État juif est devenu le tout premier pays dans le monde à commencer à administrer une injection de rappel aux Israéliens de 60 ans et plus avant d’être également le premier à offrir une troisième dose aux personnes de 50 ans et plus. Samedi soir, 860 137 Israéliens avaient reçu cette piqûre de rappel.

Sur une population d’environ 9,3 millions de personnes, plus de 5,8 millions ont bénéficié d’une première dose de vaccin. Ils sont 5,4 millions à avoir terminé leur parcours vaccinal initial.

Bennett a averti samedi qu’Israël allait affronter des « moments difficiles » avec cette résurgence du nombre de cas, écartant toutefois les appels à imposer un nouveau confinement national pour faire chuter la morbidité.

« Tout est fait de manière à éviter un nouveau confinement – un confinement est un outil destructeur pour nos revenus, pour l’économie et pour l’éducation de nos enfants », a-t-il écrit dans un long post sur Facebook. « Les confinements sont un dernier recours ».

Cette mise en garde survient alors que le ministère de la Santé a expliqué que 5 868 nouveaux cas de coronavirus avaient été enregistrés vendredi, ce qui confirme une tendance dans le nombre de cas quotidiens qui a dépassé les 6 000 au cours des cinq jours précédents – des chiffres qui n’avaient plus été constatés depuis le mois de février, au moment de la plus forte vague de COVID-19 dans le pays. 3 389 nouveaux cas ont été par ailleurs enregistrés depuis minuit.

Selon les responsables de la Santé, ce bilan quotidien pourrait atteindre les 10 000 nouveaux cas dans la semaine qui s’annonce.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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