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Élection du nouveau président du CRIF le 26 juin

Deux candidats s’affronteront pour prendre la suite de Francis Kalifat : Ariel Amar, membre du Bureau exécutif, et Yonathan Arfi, ancien vice-président et membre du Bureau exécutif

Ariel Amar, membre du Bureau exécutif du CRIF, et Yonathan Arfi, ancien vice-président du CRIF et membre du Bureau exécutif, candidats à la présidence du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 8 juin 2022. (Crédit : Gil Taieb / Twitter)
Ariel Amar, membre du Bureau exécutif du CRIF, et Yonathan Arfi, ancien vice-président du CRIF et membre du Bureau exécutif, candidats à la présidence du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 8 juin 2022. (Crédit : Gil Taieb / Twitter)

Après deux mandats consécutifs à la tête du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat s’apprête à quitter son poste, après l’élection du 26 juin prochain.

Deux candidats s’affronteront lors du scrutin : Ariel Amar, membre du Bureau exécutif du CRIF, et Yonathan Arfi, ancien vice-président du CRIF et membre du Bureau exécutif. Le nouveau président prendra officiellement ses fonctions un mois après l’élection, le 26 juillet.

Ils ont ainsi eu la possibilité pendant leur campagne d’aller à la rencontre des électeurs, des associations membres du CRIF et des délégations régionales.

Après avoir envoyé leurs professions de foi début juin aux 242 membres de l’Assemblée générale du CRIF – eux-mêmes désignés par les associations membres du CRIF –, les deux candidats ont débattu devant eux le 8 juin dernier.

Une fois élu, le président entamera un mandat de trois ans, renouvelable une fois.

Avec le Bureau exécutif, le Comité directeur, et l’Assemblée générale, il pourra ensuite engager son programme à travers la mise en place d’actions concrètes.

Vitrine politique de la première population juive d’Europe (environ 500 000 personnes), le CRIF rassemble quelque 70 associations, telles que le Fonds social juif unifié, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), l’Alliance israélite universelle, etc. Il se fixe pour missions de « lutter contre l’antisémitisme », de « préserver et transmettre la mémoire de la Shoah » et « d’affirmer la solidarité » de la communauté juive « avec Israël ».

Yonathan Arfi, 42 ans, ancien président de l’UEJF, entend « rassembler », mais aussi « renforcer le maillage territorial », notamment « dans les quartiers difficiles où l’antisémitisme frappe plus violemment qu’ailleurs ». Dans « le combat face à la haine des Juifs et d’Israël », il préconise notamment « d’organiser une cellule ‘riposte’ sur les réseaux sociaux ».

Ariel Amar, 57 ans, président de l’Association France-Israël et de l’Association des pharmaciens juifs de France, estime que l’institution traverse « une crise de légitimité » et entend « retisser le lien avec la communauté », notamment via des « rencontres délocalisées ». Il défend l’idée que « l’antisémitisme devienne le combat de tous, plus seulement celui de la communauté juive ».

L’AFP a participé à cet article.

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