Eli Cohen remporte les primaires du Likud, avec plus de 50 % des voix
Le ministre de l’Énergie serait 2e sur la liste après Netanyahu ; les ministres Elkin, Gamliel, Golan, Silman et Dichter pourraient perdre leur poste en octobre prochain
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Selon les résultats définitifs qui ont été publiés mardi matin, le ministre de l’Énergie, Eli Cohen, a remporté les primaires du parti du Likud. La totalité des votes ont été dépouillés.
Au classement, Cohen est suivi par le président de la Knesset, Amir Ohana, le ministre de la Justice, Yariv Levin, la ministre des Transports, Miri Regev et le responsable du groupe parlementaire de la coalition, Ofir Katz.
A l’issue du dépouillement des bulletins provenant des 501 bureaux de vote qui ont été ouverts dans tout le pays, les résultats sont les suivants :
1. Eli Cohen
2. Amir Ohana
3. Yariv Levin
4. Miri Regev
5. Ofir Katz
6. Yoav Kisch
7. Miki Zohar
8. Almog Cohen
9. Amichai Chikli
10. David Amsalem
11. Moshe Saada
12. Tally Gotliv
13. Shlomo Karhi
14. David Bitan
15. Boaz Bismuth
16. Nir Barkat
17. Zeev Elkin
18. Gila Gamliel
Dans la mesure où le Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, est constamment crédité de faibles scores dans les sondages (autour d’une vingtaine de sièges), et que près d’un tiers des 30 premières places sur la liste du Likud sont réservées à des candidats choisis par le Premier ministre, les candidats ne figurant pas dans le top 16 de cette primaire ne devraient pas siéger dans la prochaine Knesset.
Compte tenu de ces résultats, les ministres Zeev Elkin, Gila Gamliel, May Golan, Idit Silman et Avi Dichter pourraient se retrouver sans emploi d’ici le mois d’octobre, tout comme les députés du Likud Hanoch Milwidsky, Keti Shitrit, Ariel Kallner, Amit Halevi, Avichai Boaron ou encore Nissim Vaturi.
Les électeurs des primaires du Likud ont eu 11 heures pour voter, lundi, jusqu’à la fermeture des bureaux, le soir : le taux de participation s’est établi à 53,5 %. Le parti compte 140 000 membres, a rappelé son porte-parole.
Ce taux de participation est en baisse par rapport à la dernière primaire du Likud, en 2022 ; à l’époque, près de 58 % des membres avaient voté.
À quelques heures de la fermeture des bureaux de vote, les ministres et députés du Likud se sont rendus dans leur bureau de vote respectif, un peu partout en Israël, pour battre le rappel des électeurs.
Le Likud est l’un des rares partis qui passe par des primaires pour établir sa liste électorale : il tire d’ailleurs une certaine fierté de ce processus démocratique interne. Toutefois, les modifications qui lui ont été apportées cette année ont eu pour effet d’abaisser le nombre de places ouvertes sur la liste, Netanyahu ayant obtenu de pouvoir choisir lui-même les candidats aux huit premières places, avec un siège réservé pour le ministre de la Défense, Israel Katz.
Le fait que le Likud soit crédité d’un bien moins grand nombre de sièges qu’il n’en détient actuellement a encore pimenté les primaires.
Selon les sondages, le parti de Netanyahu remporterait de 22 à 24 sièges, ce qui veut dire qu’une partie des 32 députés du Likud de l’actuelle Knesset devront probablement la quitter.
Ces deux facteurs expliquent que députés chevronnés et nouveaux venus se livrent actuellement une rude concurrence pour un nombre réduit de places sur la liste.
Outre sa propre place en tête de liste, exclue du vote de lundi, Netanyahu contrôle les 3e, 5e, 9e, 11e, 15e, 18e, 26e et 29e places sur cette même liste.
Jusqu’à présent, il a sollicité le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, le président du comité central du Likud, Haim Katz, ainsi qu’Oren Dobronsky, nouveau venu en politique, pour occuper trois de ces huit places, sans en dire plus sur leur positionnement précis.
Selon les médias israéliens, l’insistance du Premier ministre à obtenir des places réservées s’explique par sa crainte que les primaires ne favorisent des candidats très appréciés de la base du Likud — notamment la très virulente députée du Likud Tally Gotliv ou les ministres Shlomo Karhi et May Golan —, mais que les sondages internes au parti estiment moins attractifs pour la droite modérée ou les électeurs indécis, dont le soutien pourrait s’avérer crucial lors des élections nationales.
Cette démarche aurait également été motivée par le désir de Netanyahu de régler ses comptes avec des critiques venues de son camp, à commencer par celles du ministre de l’Économie Nir Barkat.
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