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Erdan indigné par le refus de l’ONU de qualifier un meurtre à Holon de terrorisme

L'ambassadeur d'Israël à l'ONU a affirmé que par son absence de désignation, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU "encourage les terroristes à poursuivre"

L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Gilad Erdan, s'exprimant lors d'une réunion des autres envoyés de l'ONU, à New York, le 29 juin 2021. (Crédit : Shahar Azran)
L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Gilad Erdan, s'exprimant lors d'une réunion des autres envoyés de l'ONU, à New York, le 29 juin 2021. (Crédit : Shahar Azran)

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, a protesté contre le refus d’un organe de l’ONU de classer le meurtre d’une femme de 84 ans, perpétré en septembre, dans la catégorie « terrorisme », malgré la déclaration faite par la police peu après sa mort.

Shulamit Rachel Ovadia a été tuée par des coups portés à la tête par un objet contondant dans la banlieue de Tel Aviv, à Holon. La police avait déclaré que le meurtre avait été perpétré par Mousa Sarsour, un Palestinien de la ville de Qalqilya, au nord de la Cisjordanie. Il avait été retrouvé pendu, dans ce qui semble être un suicide, le lendemain matin dans le centre de Tel Aviv.

Dans sa lettre adressée lundi au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, Erdan a accusé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) d’avoir « ignoré » la classification par Israël du meurtre d’Ovadia comme une attaque terroriste, ajoutant que le « manque de volonté de l’organisation de condamner rapidement et de qualifier de manière appropriée ces actes de terrorisme palestinien ne fait qu’encourager les terroristes à poursuivre leurs actions ».

« Le seul crime d’Ovadia a été de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment », indique la lettre.

Le rapport de l’OCHA sur les faits, publié fin septembre, indique que si Israël a classé le meurtre d’Ovadia comme « nationaliste » – c’est-à-dire terroriste – cela est, en revanche, « contesté par des sources palestiniennes et des groupes de défense des droits de l’homme ».

Le rapport note également que le bureau de l’ONU a demandé une enquête et un rapport d’autopsie.

Le meurtrier présumé d’Ovadia, Sarsour, aurait souffert d’un violent épisode psychotique au cours duquel il aurait menacé le personnel médical palestinien qui l’examinait, un mois seulement avant l’attaque.

Il avait également été interrogé par la police à deux reprises au cours des semaines qui ont précédé l’incident de fin septembre, mais il a été relâché après que les autorités ont constaté que son permis de travail était valide et qu’aucun avertissement n’était inscrit à son encontre, n’ayant aucun antécédent en matière de sécurité.

La mort d’Ovadia est survenue moins de deux semaines après que la police a déclaré avoir déjoué une attaque terroriste planifiée par un Palestinien trouvé à Jaffa avec un pistolet et des explosifs improvisés début septembre, alors que les tensions sont élevées depuis le début d’une vague d’attaques terroristes qui avait fait 19 morts du côté israélien entre le mois de mars et le mois de mai.

Jack Mukand, Emanuel Fabian et le personnel du Times of Israel ont contribué à cet article.

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