Expo « L’amie des juifs » : Adelaïde Hautval qui décida de partager leur destin
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Expo « L’amie des juifs » : Adelaïde Hautval qui décida de partager leur destin

"Puisque vous les aimez...". Offusquée par des propos allemands sur la France elle sera jetée en prison, puis déportée à Auschwitz

Femme entière, disposant d’un sens élevé du devoir, Adélaïde Hautval est née en 1906 en Alsace, dernière arrivée d’une famille protestante de sept enfants. Elle deviendra médecin psychiatre après des études brillantes, et viendra en aide à de nombreux juifs internés en France et en Pologne.

Une exposition retrace sa vie au Mémorial des enfants du Cercil, à Orléans.

« En 1942, elle exerce son métier dans le sud de la France en zone libre, explique France 3 qui lui consacre un reportage. Au cours d’un voyage elle se retrouve à la douane de Vierzon pour récupérer une valise perdue » à la frontière de la zone libre et de la zone occupée.

Elle y croise des Allemands « qui dénigre la France ». Elle s’emporte, s’indigne, dans la lanque allemande, que l’Alsacienne qu’elle est comprend très bien. Les Allemands l’internent à la prison de Bourges, où elle voit arriver les premiers juifs marqués de l’Etoile jaune.

Elle décide de s’en fabriquer une en papier. « Puisque vous les défendez, vous partagerez leur sort » lui disent les Allemands, qu’ils la maintiendront en prison, avant de la déporter à Auschwitz, via Pithiviers le 15 juillet 1942 où la rejoignent les Juifs raflés du Vel d’Hiv. Ils lui ajouteront, en plus d’une vraie étoile jaune, un bandeau sur lequel est écrit « amie des juifs ».

Au camp d’Auschwitz elle soignent les femmes cobayes, mais refuse de participer aux expériences, raconte Maryvonne Brauschweig, co-auteur de « Docteur Adelaïde Hautval, dite Haïdi ».

Elle survivra à Auschwitz, et reçoit la médaille des Justes en 1965. Elle se suicidera en 1988, craignant la progression d’une maladie dégénérative.

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