Feiglin songe à rallier Shaked et Bennett, mais pas d’autres partis de droite
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Feiglin songe à rallier Shaked et Bennett, mais pas d’autres partis de droite

Le chef du parti Zehut pro-cannabis et libertaire a déclaré que contrairement à l'Union des partis de droite, HaYamin HaHadash parle aussi aux électeurs laïcs

Le chef du parti Zehut, Moshe Feiglin, est aperçu sur le marché Mahane Yehuda de Jérusalem, lors d'une visite de campagne électorale, le 4 avril 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Zehut, Moshe Feiglin, est aperçu sur le marché Mahane Yehuda de Jérusalem, lors d'une visite de campagne électorale, le 4 avril 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Moshe Feiglin, homme politique d’extrême droite et chef du parti Zehut pro-cannabis et quasi-libertaire, a déclaré mardi qu’il réfléchissait à l’idée de former une alliance avec les dirigeants de HaYamin HaHadash Naftali Bennett et Ayelet Shaked pour les prochaines élections, en écartant la possibilité s’associer avec l’union déjà existante des partis religieux nationalistes.

Moshe Feiglin, dont les espoirs politiques se sont éteints après un résultat décevant aux élections d’avril, a fait savoir sur Facebook que Zehut « fait un effort sincère pour s’associer avec la formation de Bennett et/ou Shaked, mais le parti n’est pas intéressé par une alliance avec le rabbin Peretz et le député Smotrich ».

Le député Rafi Peretz et son numéro 2 le député Bezalel Smotrich dirigent l’Union des partis de droite, une union entre les partis nationaux religieux HaBayit HaYehudi, l’Union national et Otzma Yehudit qui a remporté cinq sièges aux élections d’Avril.

Aussi bien Zehut qu’HaYamin HaHadash n’ont pas réussi à franchir le seuil d’éligibilité pour la 21e Knesset lors des élections du 9 avril. Mais les deux partis veulent faire leur retour politique au scrutin du 17 septembre.

Ses remarques sont intervenues alors que plusieurs partis de droite envisagent de dépasser leurs divergences pour les prochaines élections afin de s’associer et d’augmenter leurs chances de franchir le seuil d’éligibilité et d’installer des députés à la Knesset.

Les co-dirigeants de HaYamin HaHadash Ayelet Shaked et Naftali Bennett lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 17 mars 2019 (Crédit : Flash90)

« L’avantage de la politique de HaYamin HaHadash est son ouverture aux laïcs », a écrit Moshe Feiglin. « Il ne les traite pas avec paternalisme tout en voulant diminuer leur place dans la vie quotidienne. HaYamin HaHadash n’est pas partisan. Le parti s’adresse à toute la nation, et si vous n’êtes pas un gauchiste pur et dur, il ne suscite pas l’antagonisme. »

« Zehut ne se considère pas comme un parti religieux sioniste ou tout autre dénomination », a-t-il ajouté. « Au sein de Zehut, nous disposons déjà d’une grande synergie. Les termes ‘laïcs’ et ‘religieux’ – et, dans une certaine mesure, la dichotomie entre la droite et la gauche – ne sont pas pertinents dans la royaume Zehut ».

Plus tôt ce mois, il a confirmé avoir rencontré Naftali Bennett pour discuter d’une coopération à la prochaine campagne électorale.

L’échec de HaYamin HaHadash à obtenir des sièges à la Knesset aux élections d’avril – à 1500 voix près, il en obtenait quatre – a plongé ses deux dirigeants, Naftali Bennett et Ayelet Shaked dans l’incertitude politique. Pourtant, alors que les négociations de coalition ont échoué et que de nouvelles élections ont été annoncées pour septembre, les deux politiques devraient se représenter aux prochaines élections.

Alors que d’autres partis de droite – notamment le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’Union des partis de droite – seraient intéressés par l’arrivée d’Ayelet Shaked dans leurs rangs, cette dernière n’a pas annoncé son intention de les rejoindre.

Rafi Peretz (à droite), président de l’Union des partis de droite, et Bezalel Smotrich, président de la faction Union Nationale, lors du lancement de la campagne électorale du parti en 2019, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Néanmoins, l’ex-ministre de la Justice devrait accepter l’offre de son ancien co-listier de se présenter à nouveau avec lui au sein de HaYamin HaHadash – mais cette fois en tant que candidate numéro 1 de la liste plutôt qu’en duo.

En décembre dernier, à l’approche des élections d’avril, les deux anciens ministres avaient quitté le parti HaBayit HaYehudi afin de former HaYamin HaHadash, qui a fait campagne à la droite du Likud sur des questions de sécurité, tout en représentant ce que le parti a qualifié de « partenariat laïc religieux ».

HaYamin HaHadash a annoncé qu’il tentera à former des alliances avec d’autres partis afin d’élargir sa base électorale. Dans cette logique, le parti est entré en négociations avec l’Union des partis de droite de Peretz et Smotrich en vue d’une possible fusion.

Il reste cependant encore de l’animosité entre HaBayit HaYehudi et Naftali Bennett après son abandon du parti avant les dernières élections, qu’il avait justifié à l’époque par l’étroitesse d’esprit des leaders de la formation politique.

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