Fermeture de la mission palestinienne à Washington : la Turquie « préoccupée »
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Fermeture de la mission palestinienne à Washington : la Turquie « préoccupée »

Les désaccords entre Ankara et Washington sur ce dossier s'inscrivent dans un contexte plus large de tensions croissantes depuis deux ans entre ces deux alliés au sein de l'Otan

Le président truc Recep Tayyip Erdogan, durant un sommet extraordinaire de l'OCI (Organisation de la coopération islamique) sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, à Istanbul, le 13 décembre 2017. (Crédit : AFP / POOL / EMRAH YORULMAZ)
Le président truc Recep Tayyip Erdogan, durant un sommet extraordinaire de l'OCI (Organisation de la coopération islamique) sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, à Istanbul, le 13 décembre 2017. (Crédit : AFP / POOL / EMRAH YORULMAZ)

La Turquie a dit sa « préoccupation » mardi après la décision des Etats-Unis de fermer la mission palestinienne à Washington, Ankara estimant que cette mesure démontrait que l’administration américaine avait « perdu son impartialité ».

L’annonce lundi de la fermeture prochaine de la mission palestinienne « est préoccupante et montre une nouvelle fois que les Etats-Unis ont perdu leur impartialité dans le processus de paix au Proche-Orient », a déclaré le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

« Cette décision ne fera qu’enhardir ceux qui s’efforcent de détruire la vision d’une solution à deux Etats », a ajouté Hami Aksoy dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi la fermeture du bureau de représentation palestinienne, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de parler à l’administration de Donald Trump et d’engager des négociations de paix avec Israël.

Les responsables palestiniens, qui ont gelé tout contact avec le gouvernement américain depuis que le président des Etats-Unis a unilatéralement reconnu, fin 2017, Jérusalem comme capitale d’Israël, ont dénoncé de nouvelles « menaces américaines ».

Ardent défenseur des Palestiniens, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait lui aussi vivement critiqué le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Les désaccords entre Ankara et Washington sur ce dossier s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions croissantes depuis deux ans entre ces deux alliés au sein de l’Otan, qui ont viré à la crise diplomatique cet été.

La Turquie « va continuer de se tenir aux côtés du peuple palestinien et d’appuyer les initiatives internationales visant à trouver une solution juste et durable à la question palestinienne », a déclaré le porte-parole du ministère turc mardi.

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