Fin de l’alerte militaire au sud alors que le cessez-le-feu semble tenir
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Fin de l’alerte militaire au sud alors que le cessez-le-feu semble tenir

L'armée a annulé les limitations imposées aux rassemblements près de Gaza et l'obligation de rester à proximité des abris suite à près de 200 tirs de roquettes et de mortiers

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un enfant regarde la cour d'une habitation qui a été frappée par une roquette de Gaza dans la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Un enfant regarde la cour d'une habitation qui a été frappée par une roquette de Gaza dans la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les autorités ont appelé les habitants du sud d’Israël à « un retour à la normale » dimanche matin alors qu’un cessez-le-feu précaire – ayant mis un terme à l’une des journées les plus intenses sur la frontière depuis des années – a paru se maintenir au cours de la nuit.

Le Commandement militaire a annulé toutes les restrictions imposées la nuit précédente aux communautés installées dans la périphérie de Gaza. Il avait appelé les résidents à rester à proximité directe des abris anti-aériens en cas d’attaques à la roquette et avait limité la taille des rassemblements publics.

Les agriculteurs, qui avaient été placés dans l’obligation de coordonner leurs mouvements avec la brigade militaire locale, ont eu également le droit d’aller travailler librement dans leurs champs.

« C’est un retour complet à la normale », a expliqué un porte-parole de l’armée.

Les nouvelles instructions sont survenues malgré quelques attaques au mortier vers le sud d’Israël suite au cessez-le-feu, aux premières heures de l’aube, dans la matinée de dimanche, ce qui indique que les militaires estiment que la fin des hostilités devrait perdurer malgré tout.

Ce cessez-le-feu est survenu vingt-quatre heures après une journée marquée par le lancement d’environ 200 projectiles vers les communautés du long de la frontière qui ont placé la région sur le pied de guerre.

Les restes d’une roquette lancée par des groupes terroristes de la bande de Gaza qui ont frappé le sud d’Israël, à proximité de la frontière de Gaza, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les résidents ont passé la majorité de la journée de samedi dans des abris anti-aériens ou à proximité de ces derniers alors qu’obus de mortiers et roquettes se sont abattus toute la journée sur les communautés.

A partir de 1h30 du matin, samedi, ce sont environ 200 roquettes et obus de mortier qui ont été lancés vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza, selon l’armée israélienne. La majorité d’entre eux, bien plus d’une centaine, est tombée dans des champs. Environ 30 ont été interceptés par le système de défense anti-missile du Dôme de fer. Un certain nombre sont retombés dans les communautés du sud de l’Etat juif.

Trois Israéliens ont été blessés lorsque les roquettes ont touché une habitation et une synagogue dans la ville frontalière de Sdérot. Ils ont été évacués vers l’hôpital dans un état modéré.

Un certain nombre d’autres projectiles ayant atterri dans les communautés de la région d’Eshkol ont légèrement endommagé les constructions et les infrastructures. Dans certaines, les obus de mortier ont touché des lignes électriques, causant des pannes temporaires, a expliqué un porte-parole du conseil.

Les dégâts causés à l’arrière d’une maison frappée par une roquette de Gaza dans la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, le 14 juillet 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En réponse, l’armée israélienne a lancé sa plus importante campagne de bombardement contre des cibles du Hamas dans la bande depuis la guerre de 2014 à Gaza, frappant des douzaines de cibles, ont fait savoir les militaires.

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza a indiqué que deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, ont été tués lors de l’une de ces frappes samedi, dans un immeuble qui, selon l’armée israélienne, était utilisé par le Hamas pour des entraînements au combat urbain et qui était situé au-dessus d’un tunnel menant à un réseau souterrain « massif » au sein de l’enclave côtière. L’armée israélienne a signalé que des messages d’avertissement avaient été transmis aux résidents palestiniens du secteur avant l’attaque.

Israël a lancé les premières frappes aériennes samedi en début de matinée après qu’un officier a été blessé par une grenade jetée en sa direction au cours d’émeutes violentes survenues vendredi sur la frontière de Gaza.

La fumée s’élève au-dessus des habitations durant des frappes aériennes israéliennes à Gaza City, le 14 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Le Hamas, qui gouverne Gaza, a fait savoir que ses tirs de roquette étaient une réponse aux frappes israéliennes, ajoutant que l’organisation cesserait de lancer des projectiles si l’Etat juif stoppait ses attaques contre des cibles dans la bande.

Samedi dans la nuit, les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont annoncé avoir accepté un accord de cessez-le-feu avec Israël suite à des négociations avec l’Egypte et d’autres instances internationales.

« Les médiations régionales et internationales ont entraîné la fin de l’escalade actuelle entre la résistance et les forces d’occupation », a indiqué le Hamas.

Un haut-responsable de la Défense n’a pas directement commenté le cessez-le-feu présumé mais il a dit que « les faits sur le terrain détermineront notre réponse continue ».

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