France : La justice confirme la révocation d’un enseignant accusé de radicalisme
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France : La justice confirme la révocation d’un enseignant accusé de radicalisme

Le tribunal administratif de Rennes a confirmé la révocation d'un enseignant que l'Education nationale avait ordonnée en raison de ses prises de position sur les forums djihadistes

Photo illustrative de lycéens lors d'un examen, 22 janvier 2018. (Roy Alima / Flash90)
Photo illustrative de lycéens lors d'un examen, 22 janvier 2018. (Roy Alima / Flash90)

Le tribunal administratif de Rennes a confirmé la révocation d’un enseignant que l’Education nationale avait ordonnée en janvier 2017 en raison de ses prises de position sur les forums djihadistes, a-t-on appris lundi auprès du tribunal.  

« Par son attitude, et en particulier ses prises de position sur des forums djihadistes, ses activités de propagandiste auprès des personnes qu’il fréquentait et ses relations avec des personnes radicalisées, M. Z a adopté un comportement incompatible avec l’exercice de ses missions d’enseignement, constitutif de manquements graves et répétés aux obligations de réserve et de dignité d’un agent public », écrit le tribunal administratif dans un communiqué accompagnant le jugement.

« Compte tenu de la nature et de la gravité des fautes commises par M. Z, eu égard à ses fonctions d’enseignant qui impliquent (…) de transmettre et de faire respecter les valeurs de la République (….), l’autorité disciplinaire n’a pas pris une sanction disproportionnée en prononçant la révocation », lit-on dans le texte.

Enseignant en génie mécanique dans un lycée professionnel de Rennes, l’homme avait été assigné à résidence à partir de novembre 2015, puis suspendu de ses fonctions en février 2016, avant d’être révoqué le 17 janvier 2017. 

Selon la décision du tribunal, le ministère « s’est fondé, pour prendre la décision contestée, sur des éléments figurant dans des ‘notes blanches’ des services de renseignement ».

Selon ces notes, « il en ressort que M. Z tient un rôle prépondérant au sein du milieu salafiste rennais depuis de nombreuses années ».

L’enseignant a notamment, sur des forums, « incité plusieurs personnes, dont il apparaissait comme le mentor, à partir en Syrie » et il a « tenu des propos légitimant les enlèvements d’enfants et les meurtres dans le cadre du djihad ».

L’audience s’était déroulée le 16 février dernier et la décision a été rendue le 23 mars.

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