Rechercher

La mosquée de Pessac pourra rester ouverte, tranche le Conseil d’Etat

Une fermeture de six mois avait été initialement décidée par la préfecture de la Gironde soupçonnée par les autorités de diffuser "une idéologie salafiste"

La mosquée de Pessac, en Gironde. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
La mosquée de Pessac, en Gironde. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

Le Conseil d’Etat a rejeté mardi le recours du ministère de l’Intérieur, qui demandait la fermeture temporaire de la mosquée Al Farouk de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux, soupçonnée par les autorités de diffuser « une idéologie salafiste ».

Une fermeture de six mois de la mosquée avait été initialement décidée par la préfecture de la Gironde par arrêté le 14 mars « en raison des activités pratiquées et des idées véhiculées dans cette mosquée », avant d’être suspendue par le juge des référés de Bordeaux.

Le 24 mars, le ministère de l’Intérieur avait fait appel de la décision de suspension devant le Conseil d’Etat.

Dans son ordonnance diffusée mardi, le Conseil d’Etat a estimé qu’en fermant temporairement cette mosquée, « la préfète de la Gironde a pris une mesure de police qui porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte ».

L’association gestionnaire de cette mosquée a bien publié sur internet des textes qui « incitent au repli identitaire et contestent le principe de laïcité », mais « ces publications ne présentent pas, compte tenu de leur teneur et dans les circonstances de l’espèce, un caractère de provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination », a justifié le Conseil d’Etat.

« C’est une décision qui fera jurisprudence et permettra de marquer le pas sur la séquence de fermetures de mosquées qui se sont succédé ces derniers mois par la gouvernement Macron », a réagi auprès de l’AFP Me Sefen Guez Guez, l’avocat de l’association gérant la mosquée, estimant que son client « est un opposant politique qu’on a voulu faire taire ».

Dans son arrêté du 14 mars, la préfecture de Gironde faisait valoir que l’association gestionnaire et son président diffusaient des messages et relayaient des écrits de tiers « incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination », encourageant « à la commission d’actes de terrorisme » ou « faisant l’apologie de tels actes ».

A la mi-mars, en parallèle à la procédure visant la mosquée de Pessac, le ministère de l’Intérieur avait renoncé à la fermeture d’une mosquée à Cannes, suspectée de « propos antisémites », et initialement annoncée en janvier par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.