GB: Poursuites contres plus de 60 soutiens du groupe interdit Palestine Action
"Nous avons mis en place des dispositions qui nous permettront d'enquêter et de poursuivre un nombre important de personnes chaque semaine si nécessaire", a déclaré la police
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Au moins 60 personnes seront poursuivies, en plus de trois déjà inculpées, pour avoir « manifesté leur soutien » au groupe Palestine Action interdit au Royaume-Uni depuis début juillet, a annoncé vendredi la police de Londres.
« Nous avons mis en place des dispositions qui nous permettront d’enquêter et de poursuivre un nombre important de personnes chaque semaine si nécessaire », a déclaré la police dans un communiqué.
Plus de 700 personnes ont été arrêtées depuis que le groupe a été interdit en tant qu’organisation terroriste début juillet, dont 522 lors d’une manifestation le week-end dernier pour avoir brandi des pancartes en soutien au groupe. Ce chiffre est l’un des plus élevés jamais enregistrés lors d’une manifestation dans la capitale britannique.
Trois personnes ont déjà été inculpées la semaine dernière en vertu de la loi antiterroriste pour avoir soutenu Palestine Action, après avoir été arrêtées lors d’une manifestation en juillet. Elles encourent jusqu’à six mois de prison.
Palestine Action, qui a déclaré que ses militants réagissaient au soutien militaire indirect apporté par le Royaume-Uni à Israël dans le cadre de la guerre à Gaza, a été ajoutée début juillet à la liste des organisations considérées comme « terroristes » au Royaume-Uni, après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l’armée de l’air.
Dans une déclaration faite à la suite des dernières arrestations massives, la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper a défendu la décision du gouvernement travailliste, insistant sur le fait que « la sécurité nationale et la sécurité publique du Royaume-Uni doivent toujours être notre priorité absolue ».
« Les évaluations sont très claires: il ne s’agit pas d’une organisation non violente », a-t-elle ajouté.
Plusieurs institutions et ONG, dont les Nations unies, Amnesty International et Greenpeace, ont critiqué cette interdiction, la qualifiant d’abus juridique, et ont averti que les arrestations qui en découlaient menaçaient la liberté d’expression.
De son côté, le parti libéral-démocrate britannique s’est dit « profondément préoccupé par le recours aux pouvoirs antiterroristes contre des manifestants pacifiques ».
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