Greenblatt dément qu’une partie du Sinaï serait donnée aux Palestiniens
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Greenblatt dément qu’une partie du Sinaï serait donnée aux Palestiniens

Des publications sur les réseaux sociaux montre une carte sur laquelle une partie du Sinaï serait donnée aux Palestiniens afin d'agrandir Gaza

Capture d'écran d'une vidéo montrant un projet de donner aux Palestiniens une partie du Sinaï pour un futur état. Jason Greenblatt, l’envoyé pour la paix de l’administration américaine, a démenti que cela faisait partie du plan de paix de Trump, le 19 avril 2019. (Capture d'écran /Twitter)
Capture d'écran d'une vidéo montrant un projet de donner aux Palestiniens une partie du Sinaï pour un futur état. Jason Greenblatt, l’envoyé pour la paix de l’administration américaine, a démenti que cela faisait partie du plan de paix de Trump, le 19 avril 2019. (Capture d'écran /Twitter)

Vendredi, l’envoyé pour la paix de l’administration américaine a démenti des rumeurs selon lesquelles le plan de paix de Trump, qui doit bientôt être présenté, appellerait à donner une partie de la Péninsule égyptienne du Sinaï aux Palestiniens afin d’élargir Gaza.

« J’entends des informations que notre proposition de plan inclut l’idée que nous donnerions une partie du Sinaï (qui est à l’Egypte) à Gaza. C’est faux ! », a tweeté Greenblatt.

Alors que l’équipe de Trump garde les informations secrètes sur le plan de paix (et certaines informations indiquent que le président américain Donald Trump lui-même n’aurait pas connaissance de tout le plan), des rumeurs sur son contenu se sont répandues à plusieurs reprises, en particulier sur les réseaux sociaux.

« S’il vous plaît, ne croyez pas tout ce que vous lisez. Je suis surpris et triste de voir comment des gens qui ne connaissent pas ce qui est dans le plan diffusent des fausses informations », a déclaré Greenblatt.

Au cours des derniers jours, des informations avaient circulé que, selon le plan, l’Egypte céderait une partie du Sinaï nord qui se trouve juste à côté de la bande de Gaza pour la création d’une nouvelle entité qualifiée de « Nouvel Etat ».

Une vidéo détaillant le plan, prétendument publiée par l’équipe de Trump, serait en réalité issue d’un groupe de réflexion israélien indépendant appelé la « Solution du Nouvel Etat ».

Israël a conquis le Sinaï à l’Egypte pendant la guerre des Six jours de 1967, mais a rendu la zone dans le cadre d’accords de paix signés au Caire en 1979. Les Egyptiens combattent actuellement dans la région contre une rébellion associée à l’Etat islamique. L’Egypte a également déclaré dans le passé qu’elle ne céderait pas des parties de la péninsule.

Le conseiller spécial du président américain Donald Trump Jared Kushner a annoncé mercredi que le très attendu plan de paix pour le Moyen-Orient élaboré par l’administration américaine serait dévoilé au plus tôt au mois de juin.

Le gendre de l’occupant de la Maison-Blanche a expliqué à une centaine de diplomates que le plan serait présenté après la prise de fonction du nouveau gouvernement israélien et à l’issue du mois sacré du ramadan musulman, qui s’achèvera le 5 juin.

Il leur a vivement recommandé de conserver une « ouverture d’esprit », selon une source citée par Reuters.

« Il a expliqué que le plan nécessitera des concessions de la part des deux parties mais qu’il ne mettra pas en péril la sécurité de l’Etat juif », a dit cette source, selon l’agence de presse.

L’adjoint au président américain et représentant spécial pour les négociations internationales Jason Greenblatt, (à gauche), rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au Cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 20 juin 2017. (Kobi Gideon/GPO)

Selon l’envoyé pour la paix de l’administration Jason Greenblatt, ces informations sont « exactes ».

Peu d’éléments ont filtré sur ce plan très attendu, même si des informations récentes parues dans le Washington Post et dans le Guardian ont laissé entendre qu’il ne prévoyait pas la création d’un plein Etat palestinien.

Ce qui entraînerait une nouvelle fin de non-recevoir de la part des Palestiniens qui refusent d’ores et déjà de coopérer avec l’équipe de Trump, suite à la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem en tant que capitale d’Israël en 2017 et au transfert de l’ambassade américaine dans la ville sainte au mois de mai 2018.

Le nouveau Premier ministre de l’Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh a estimé dans la journée de mardi que le plan était « mort-né ».

« Trump n’a pas de partenaire en Palestine. Trump n’a pas de partenaires arabes et Trump n’a pas de partenaires européens », a déclaré Shtayyeh au cours d’une interview-fleuve d’une heure.

Ces derniers jours, Greenblatt s’est confronté à Shtayyeh sur Twitter au sujet de l’accord.

Lors d’un événement organisé mardi soir dernier peu avant Pessah à la Maison-Blanche et qui a réuni des groupes juifs conservateurs, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis a indiqué qu’il avait la certitude que le plan de paix – dont les détails ne sont pas encore connus – prendrait en compte « les préoccupations vitales » de l’Etat juif.

« J’ai conscience que beaucoup de gens attendent la proposition de paix », a déclaré Ron Dermer, selon le site internet Jewish Insider.

« Mais je dois le dire : en tant qu’ambassadeur israélien, j’ai la certitude que cette administration – au vu du soutien qu’elle apporte à Israël – prendra en compte les préoccupations vitales du pays dans toute proposition qu’elle sera amenée à avancer. »

Vendredi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a affirmé dans un entretien accordé à Jake Tapper de CNN que le plan de paix que la Maison-Blanche devrait révéler « marquera un changement significatif par rapport au modèle qui a été utilisé jusqu’à présent ».

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