Haley s’étonne des multiples résolutions du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU émis au sujet d’Israël
Rechercher

Haley s’étonne des multiples résolutions du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU émis au sujet d’Israël

Washington a appelé Caracas à quitter le Conseil alors qu'une vague de manifestations secoue le pays depuis début avril et a déjà fait 65 morts

Nikki Haley à l'AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Nikki Haley à l'AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, a demandé mardi au Venezuela de quitter le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, alors qu’une vague de manifestations secoue ce pays depuis début avril et a déjà fait 65 morts.

Si l’exécutif vénézuélien n’est pas en mesure de lutter contre les violations, « il devrait volontairement se retirer du Conseil des droits de l’Homme jusqu’à ce qu’il ait remis de l’ordre dans sa propre maison », a déclaré l’ambassadrice américaine, lors d’un discours à Genève devant cette instance.

« Etre membre du Conseil est un privilège et aucun pays violant les droits de l’Homme ne devrait pouvoir avoir une chaise à la table » de cette assemblée, a-t-elle insisté.

Dans son discours devant les 47 Etats membres du Conseil, Mme Haley, qui a rang de ministre, a déploré que l’organe de l’ONU « n’ait jamais examiné une résolution sur le Venezuela, alors qu’en mars il a adopté en mars 5 résolutions empreintes de partialité à l’encontre d’un seul pays, Israël ».

Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7) à l’ordre du jour de chaque session du Conseil (trois fois par an). Israël et son principal allié, les Etats-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet « agenda biaisé » du Conseil, boycottant les débats.

Pour sa part, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a estimé mardi que « la crise croissante des droits de l’Homme » au Venezuela « souligne le besoin de plus en plus urgent d’avoir une analyse impartiale et une assistance rapide ».

« J’exhorte le gouvernement à accepter ma demande pour l’envoi d’une mission », a-t-il ajouté.

Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, le 16 octobre 2014 à Genève. (crédit : AFP Photo/Fabrice Coffrini)
Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, le 16 octobre 2014 à Genève. (crédit : AFP Photo/Fabrice Coffrini)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...