Hamas: les négociations de l’ONU pour garantir le cessez-le-feu n’aboutissent à rien
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Hamas: les négociations de l’ONU pour garantir le cessez-le-feu n’aboutissent à rien

Le chef du groupe terroriste à Gaza a déclaré qu'Israël "n'a pas reçu le message de notre peuple" après avoir rencontré l'envoyé spécial des Nations unies

Yahya Sinwar, leader du Hamas dans la bande de Gaza, lors d'une conférence de presse à Gaza City, le 1er mai 2017 (Crédit : AP Photo/Adel Hana, File)
Yahya Sinwar, leader du Hamas dans la bande de Gaza, lors d'une conférence de presse à Gaza City, le 1er mai 2017 (Crédit : AP Photo/Adel Hana, File)

Une réunion entre le Hamas et l’envoyé des Nations unies, Tor Wennesland, visant à renforcer le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël s’est mal passée, a déclaré lundi Yahya Sinwar, le chef du Hamas à Gaza.

Le représentant des Nations unies est récemment arrivé, dans la bande de Gaza pour tenter de stabiliser le fragile cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes palestiniens basés à Gaza.

« C’était une mauvaise réunion. Elle n’a pas été positive du tout, et nous avons précisé à la délégation [des Nations unies] que nous organiserions une réunion des factions islamiques et nationales de Gaza pour décider de nos prochaines étapes », a déclaré Sinwar aux journalistes après la réunion.

« Il semble que l’occupation n’ait pas reçu le message de notre peuple », a ajouté Sinwar, en faisant référence à Israël.

Le bureau de Wennesland n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le Hamas a exigé qu’Israël lève les restrictions renforcées, imposées à la bande de Gaza, en échange du maintien du calme, et qu’il permette à Gaza de se reconstruire après la bataille de 11 jours entre Israël et le groupe terroriste. Israël a maintenu des restrictions plus strictes, que d’habitude, sur l’enclave côtière depuis la fin de l’opération.

Capture d’écran de la vidéo du coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland. (YouTube)

Le ministre de la défense, Benny Gantz, a déclaré qu’une levée complète des restrictions n’aurait pas lieu tant que les deux civils israéliens détenus par le Hamas, ainsi que les corps de deux soldats israéliens, ne seraient pas rendus à Israël.

M. Sinwar a déclaré qu’Israël « essaie de nous extorquer, à nous, le peuple palestinien, la résistance palestinienne, lorsqu’il s’agit de lever [les restrictions] sur notre peuple ». Au cours de la récente série de combats entre Israël et le Hamas en mai, Israël a fermé tous les points de passage avec la bande de Gaza. Seules quelques exceptions, ont été faites, pour permettre à certains convois d’aide, d’entrer dans l’enclave côtière pendant les combats. Des groupes terroristes, basés à Gaza, ont bombardé certains de ces convois, blessant un soldat israélien, selon l’armée israélienne.

Israël a assoupli certaines des restrictions depuis les 11 jours de combat. Les Gazaouis, en quête de soins médicaux, ont été autorisés à quitter l’enclave, pour se faire soigner dans des hôpitaux en Israël et en Cisjordanie.

Le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, assis dans son bureau bombardé, le 27 mai 2021.

Mais Israël maintient toujours un contrôle strict sur les marchandises, qui entrent et sortent, de la bande de Gaza. Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a déclaré qu’Israël n’autoriserait pas une reconstruction complète de Gaza – avec l’afflux de matériaux qui en résulterait- sans le retour de deux civils israéliens captifs et des corps de deux soldats israéliens actuellement détenus par le Hamas. Le Hamas, pour sa part, a rejeté tout lien entre la reconstruction de Gaza et un éventuel échange de prisonniers avec Israël.

Lundi matin, le gouvernement israélien a assoupli certaines des restrictions, autorisant l’exportation de textiles et de produits agricoles de la bande de Gaza vers Israël et la Cisjordanie. Mais un responsable de l’Autorité des passages de Gaza, dirigée par le Hamas, a souligné que la situation n’était pas au statu quo d’avant-guerre. »

L’ouverture [du point de passage] n’est que partielle », a déclaré le directeur général de l’Autorité des points de passage, Rami Abu Rish, dans un communiqué.

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