Hapag-Lloyd rachète ZIM pour plus de 3 Mds de $ ; les employés se mettent en grève
Selon Calcalist, le rachat de la compagnie entraînera le retrait de la société israélienne de la Bourse de New York
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Le géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd a annoncé dimanche être en pourparlers avancés pour acquérir le géant maritime de Haïfa, Zim Integrated Shipping Services. En signe de protestation, les employés de Zim se sont mis en grève au siège de l’entreprise.
Hapag-Lloyd a donc confirmé de précédentes informations parues dans les médias israéliens selon lesquelles elle s’était associée à la société israélienne de capital-investissement FIMI Opportunity Funds pour racheter Zim, ajoutant qu’« à ce jour, aucun accord contraignant n’a été conclu ». Le prix de rachat se situerait entre 3 et 3,5 milliards de dollars, selon des informations.
Suite aux informations parues dans les médias au sujet de la vente, le syndicat des travailleurs de Zim a décidé de suspendre toutes les activités au siège de l’entreprise à Haïfa. Zim a fait savoir que la direction était en pourparlers avec le syndicat des travailleurs pour éviter tout « impact négatif sur l’activité de l’entreprise », ajoutant qu’elle comprenait la position des employés et que leurs « intérêts supérieurs étaient au premier plan » de ses considérations.
Zim a refusé de commenter l’avancement de la vente aux journalistes du Times of Israel qui l’ont contacté.
FIMI, le plus grand fonds de capital-investissement d’Israël, géré par Ishay Davidi, n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Fondée en Israël en 1945, Zim est une entreprise mondiale de transport maritime de ligne à conteneurs présente dans plus de 90 pays, avec plus de 33 000 clients dans 300 ports dans le monde et une forte présence sur d’importantes routes commerciales comme le Pacifique, l’Amérique latine, l’Atlantique, la traversée de Suez ou encore l’Asie. Cette société cotée à la Bourse de New York a une valeur marchande de 2,7 milliards de dollars et emploie 1 000 personnes, dont 160 ausiège de Haïfa.
Hapag-Lloyd a indiqué que les discussions avec les fonds de FIMI étaient à un stade avancé au sujet des « obligations en vertu de droits spéciaux » du gouvernement israélien. Israël détient une part dite « privilégiée » dans Zim, ce qui lui accorde des droits particuliers pour exiger que Zim maintienne une présence en Israël et qu’un certain nombre de navires demeurent israéliens de façon à garantir la continuité du trafic maritime en cas d’urgence, comme par exemple en temps de guerre.
Selon les termes des discussions entre les parties, FIMI contrôlerait les opérations de Zim en Israël, soumises à des restrictions réglementaires locales, tandis que Hapag-Lloyd prendrait la tête de ses opérations internationales.
« Zim est un atout stratégique de l’État d’Israël, un maillon essentiel pour la sécurité nationale, la stabilité des lignes d’approvisionnement et la capacité à maintenir le commerce maritime même en temps d’urgence », a déclaré le syndicat national Histadrut.
« Tout préjudice à la stabilité de l’entreprise ou de ses employés nuit à l’intérêt national. »
La Histadrut s’est dite en discussion avec la direction de Zim et le syndicat des travailleurs dans le but de sécuriser et protéger l’emploi.
« Nous n’hésiterons pas à utiliser tous les outils à notre disposition, y compris la fermeture de l’entreprise, afin de protéger les travailleurs et l’intérêt public », a déclaré la Histadrut dans un communiqué.
Une fois l’accord signé et les autorisations réglementaires obtenues, Hapag-Lloyd achètera toutes les actions de Zim et les retirera de la bourse de New York.
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