Huit grandes banques canadiennes boycottent à leur tour Facebook
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Huit grandes banques canadiennes boycottent à leur tour Facebook

Les banques Scotia, RBC, CIBC, TD, BMO, Nationale, Desjardins et Laurentienne ont annoncé leur soutien au mouvement anti-raciste #StopHateForProfit

Une femme tient un smartphone avec les icônes des réseaux sociaux  Facebook, Instagram, Twitter et autres à Moscou, le 23 mars 2018. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV/AFP)
Une femme tient un smartphone avec les icônes des réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter et autres à Moscou, le 23 mars 2018. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV/AFP)

Huit grandes banques canadiennes ont indiqué jeudi s’être associées à l’appel au boycott publicitaire de Facebook pour réclamer du premier réseau social du monde une régulation plus stricte des contenus racistes et haineux.

Les banques Scotia, RBC, CIBC, TD, BMO, Nationale, Desjardins et Laurentienne ont confirmé à l’AFP leur soutien au mouvement #StopHateForProfit (« Non à la haine pour les profits ») qui demande de suspendre en juillet toute publicité sur Facebook et sur Instagram.

« Nous avons temporairement interrompu la publicité payée sur Facebook et Instagram », a précisé une porte-parole de TD. 

« Nous devons travailler à éliminer le racisme systémique et les préjugés inconscients, à améliorer la diversité, l’équité et l’inclusion. L’une des façons d’y arriver est de s’opposer à la désinformation et aux discours haineux qui ne font qu’accentuer le racisme systémique », a expliqué un porte-parole de RBC.

Plus de 400 entreprises, dont Adidas, Coca-Cola ou encore Starbucks, ont suspendu leurs achats de pubs sur le réseau social aux 1,73 milliard d’utilisateurs quotidiens.

À l’origine, l’appel à un boycott d’un mois a été lancée par des associations, dont la NAACP, la grande organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains et une organisation de lutte contre l’antisémitisme, l’Anti-Defamation League, dans un contexte de vaste mouvement contre le racisme systémique aux Etats-Unis.

« Nous n’allons pas changer nos règles ou notre approche sur quoi que ce soit à cause d’une menace contre un faible pourcentage de nos revenus, ou contre n’importe quel pourcentage de nos revenus », a déclaré Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, lors d’une réunion d’entreprise vendredi dernier.

Mardi, la firme californienne a banni des groupes se réclamant de la mouvance d’extrême-droite américaine « Boogaloo », qui « cherchent activement à commettre des violences ».

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