Human Rights Watch dénonce des arrestations et tortures de LGBT en Egypte
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Human Rights Watch dénonce des arrestations et tortures de LGBT en Egypte

En juin dernier, Sara Hegazy, une militante LGBT, s'était suicidée en exil après son emprisonnement en Egypte pour avoir arboré un drapeau arc-en-ciel lors d'un concert au Caire

Drapeau LGBTIQ. (Crédit : Wikimedia commons)
Drapeau LGBTIQ. (Crédit : Wikimedia commons)

L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi dans un communiqué de nombreuses arrestations et tortures sur des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT).

« Les autorités égyptiennes semblent être en lice pour battre le record régional des pires atteintes aux droits des personnes LGBT, tandis que la communauté internationale garde un silence affligeant », a déclaré Rasha Younes, chercheuse auprès du programme Droits LGBT à Human Rights Watch.

HRW, dit avoir documenté des cas d’arrestations et de violences sur des LGBT, « avec l’aide d’une organisation de défense des droits des personnes LGBT du Caire », sous couvert d’anonymat « pour des raisons de sécurité ».

L’organisation affirme avoir parlé à « 15 personnes, dont des LGBT poursuivies entre 2017 et 2020 en vertu des lois vagues et discriminatoires portant sur la ‘débauche’ et la ‘prostitution' ».

Des avocats et des activistes ont également été interrogés.

Les personnes interrogées par l’organisation locale pour HRW évoquent, de la part de policiers, un « harcèlement verbal et des violences physiques allant des claques à la torture au moyen d’un tuyau d’arrosage ou en les attachant pendant des jours ».

HRW cite notamment le cas d’une femme qui a subi « trois tests de ‘virginité’, à différents moments de sa détention ».

En juin dernier, Sara Hegazy, une militante LGBT, s’était suicidée en exil au Canada après son emprisonnement en Egypte pour avoir arboré un drapeau arc-en-ciel lors d’un concert au Caire en octobre 2017. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont rapporté qu’elle avait subi des violences en prison.

En 2017, les autorités égyptiennes avaient interdit aux médias « de montrer des homosexuels ou de promouvoir leurs slogans ».

Si l’homosexualité n’est pas expressément prohibée en Egypte, la communauté LGBT est régulièrement prise pour cible par les forces de sécurité.

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