Interdiction des gros véhicules diesel à Jérusalem en centre-ville en 2019
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Interdiction des gros véhicules diesel à Jérusalem en centre-ville en 2019

La capitale suit l'exemple de Haïfa et d'autres villes européennes pour réduire la pollution émise par les carburants cancérigènes dans les zones construites

Une vue de la rue du Roi George à Jérusalem, le 26 novembre 2015 (Crédit :  Elon Kenig/Flash90)
Une vue de la rue du Roi George à Jérusalem, le 26 novembre 2015 (Crédit : Elon Kenig/Flash90)

Le municipalité de Jérusalem va interdire l’entrée des véhicules diesel polluants en centre-ville, suivant l’exemple de Haïfa, une ville côtière du nord d’Israël.

Au mois de juillet, les propriétaires de tels véhicules seront informés de la nouvelle politique qui entrera en vigueur au mois de janvier 2019. Les contrevenants écoperont d’une amende.

Les véhicules polluants – définis comme ayant été produits avant 2005, pesant plus de 3,5 tonnes et dotés de moteurs diesels, soit d’assez gros camions – seront contrôlés par des caméras. Un système informatisé utilisera les plaques d’immatriculation pour constituer les fiches d’identité de chacun d’entre eux.

Les véhicules commerciaux fonctionnant au diesel dotés de filtres à particules qui réduisent la pollution ne seront pas concernés par ces nouvelles régulations, ni les voitures diesel privées, au moins lors de la mise en vigueur initiale du plan.

Les véhicules polluants de transport public auront le droit de circuler encore six mois, jusqu’au mois de juillet 2019, à la demande du ministère des Transports.

Les zones d’émission réduites à Jérusalem seront bordées par la rue Haneviim au nord, les rues Strauss et du Roi George à l’ouest, la rue Agron à l’est et la rue Heil Hahandasa à l’est.

Photo d’illustration d’un diesel crachant de la fumée (Crédit : Toa55/iStock par Getty Images)

Six mois après la mise en oeuvre de l’interdiction dans ce secteur, cette dernière sera étendue au quartier d’affaires ultra-orthodoxe voisin, au nord de la zone initiale.

Haïfa a approuvé une zone de pollution réduite début 2017 et le ministère de la Protection environnementale est enclin à l’appliquer également dans le centre de Tel Aviv, selon le quotidien israélien Haaretz.

Les villes israéliennes suivent l’exemple de l’Europe. Copenhague a émis une interdiction des véhicules diesel à partir de 2019 tandis qu’Oxford, au Royaume-Uni, a proposé une interdiction de tous les véhicules autres qu’électriques de son centre dès 2020, a fait savoir le journal Independent. Paris aussi veut éliminer tous les véhicules essence et diesel d’ici 2030.

Le diesel, qui était considéré il y a encore sept ans comme un carburant efficace, peu coûteux et faible en dixoyde de carbone, a été étiqueté comme cancérigène dans la même catégorie que l’arsenic, le gaz moutarde et l’amiante par l’Organisation mondiale de la santé au mois de juin, a fait savoir Reuters.

Dans un rapport paru en 2016 sur la qualité de l’air en Europe, l’Agence pour l’environnement a estimé que 71 000 personnes à travers l’Europe sont mortes prématurément en 2013 en raison de l’exposition au protoxyde d’azote qui entre dans l’air, principalement suite à la combustion des carburants.

Les moteurs diesel produisent des émissions plus élevées de gaz que ceux qui fonctionnent à l’essence

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