Iran : La production d’uranium enrichi à 60 % a débuté, selon un média iranien
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Iran : La production d’uranium enrichi à 60 % a débuté, selon un média iranien

Après une explosion dans l'usine de Natanz, que Téhéran a imputée à Israël, la République islamique a annoncé qu'elle allait enrichir au-delà du seuil maximal autorisé par l'accord

Sur cette capture d'écran de l'IRIB (Islamic Republic Iran Broadcasting), la télévision d'Etat, trois versions de centrifuges fabriquées dans le pays dans un programme diffusé en direct depuis Natanz, une structure d'enrichissement d'uranium en Iran, le 6 juin 2018 (Crédit : IRIB via AP)
Sur cette capture d'écran de l'IRIB (Islamic Republic Iran Broadcasting), la télévision d'Etat, trois versions de centrifuges fabriquées dans le pays dans un programme diffusé en direct depuis Natanz, une structure d'enrichissement d'uranium en Iran, le 6 juin 2018 (Crédit : IRIB via AP)

L’Iran a commencé à enrichir de l’uranium à hauteur de 60 % en isotope 235, conformément à sa décision annoncée mardi, a rapporté vendredi une agence iranienne en citant le chef du programme nucléaire de la République islamique.

« L’enrichissement d’uranium à 60 % est en cours dans les installations nucléaires [du complexe] Martyr-Ahmadi-Rochan » de Natanz, dans le centre de l’Iran, a écrit l’agence Tasnim, en citant le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali-Akbar Saléhi.

L’agence n’a pas fourni plus de détails.

Après une explosion dimanche dans l’usine d’enrichissement de Natanz, que Téhéran a imputée à Israël, la République islamique a annoncé mardi qu’elle allait enrichir ce minerai à hauteur de 60 %, bien au-delà des 20 % qu’elle pratique depuis janvier et du seuil maximal de 3,67 % autorisé par l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

La déclaration de M. Saléhi survient alors que des discussions ont lieu à Vienne dans le but de sauver ce pacte, sabordé par la décision des États-Unis de s’en retirer unilatéralement en 2018, sous la présidence de Donald Trump.

Ali Akbar Salehi, qui dirige l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran, s’exprime lors d’une conférence de presse après avoir visité le site d’enrichissement de Natanz dans le centre de l’Iran, le 4 novembre 2019. (Organisation de l’énergie atomique d’Iran via AP)

Une nouvelle session de ces discussions, qui visent à faire revenir Washington dans l’accord et à annuler les sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran depuis 2018, a eu lieu jeudi à Vienne.

Elle a laissé « une impression générale positive », a indiqué l’ambassadeur russe auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, Mikhaïl Oulianov, selon lequel « le travail » doit se poursuivre vendredi.

Mercredi, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, les trois pays européens parties (avec la Russie, la Chine et l’Iran) à l’accord de Vienne avaient « pris note avec une grande préoccupation » de l’annonce iranienne sur l’enrichissement à 60 %.

Jeudi, le président iranien, Hassan Rohani, a jugé sans fondement les « inquiétudes » affichées par Berlin, Londres et Paris à propos de la décision annoncée par Téhéran, affirmant que son pays ne cherchait pas à obtenir la bombe atomique.

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