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Iran : un homme condamné à mort en lien avec les manifestations

L'Iran est secoué par un mouvement de contestation depuis la mort le 16 septembre de cette Kurde iranienne de 22 ans, trois jours après son arrestation par la police des moeurs

Une manifestante avec une photo de Mahsa Amini, une kurde iranienne, morte après avoir été arrêtée par la police des mœurs parce qu'elle contrevenait aux règles strictes du port du voile en Iran, à Istanbul, le 29 septembre 2022. (Crédit : Bulent Kilic/AFP)
Une manifestante avec une photo de Mahsa Amini, une kurde iranienne, morte après avoir été arrêtée par la police des mœurs parce qu'elle contrevenait aux règles strictes du port du voile en Iran, à Istanbul, le 29 septembre 2022. (Crédit : Bulent Kilic/AFP)

La justice iranienne a annoncé vendredi avoir condamné à mort un homme reconnu coupable d’avoir tué plusieurs personnes lors de manifestations en novembre contre la mort de Mahsa Amini.

L’Iran est secoué par un mouvement de contestation depuis la mort le 16 septembre de cette Kurde iranienne de 22 ans, trois jours après son arrestation par la police des moeurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire strict imposant aux femmes notamment le port du voile.

Des centaines de personnes parmi lesquelles des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tuées pendant ces manifestations. Des milliers de manifestants ont également été arrêtés, accusés par les autorités de participer à des « émeutes » fomentées par Israël – ennemi juré de l’Iran – et par les pays occidentaux.

Parmi eux, Abbas Kurkuri, a été condamné à mort vendredi pour « guerre contre Dieu avec une arme pour terroriser et tuer des personnes » ainsi que « corruption sur Terre », d’après le verdict sur le site officiel de la justice iranienne.

M. Kurkuri a été reconnu coupable d’avoir tué le 16 novembre « avec une arme militaire » sept personnes à Izeh, dans la province de Khouzistan (sud-ouest), selon ce verdict qu’il peut contester devant de la Cour suprême.

La mère d’une des victimes, un enfant de dix ans, avait à l’époque accusé les forces de sécurité d’avoir tué son fils, tandis que les autorités et médias officiels avaient affirmé qu’une attaque de « terroristes » avait causé sa mort.

Selon le site de la justice, le condamné a avoué avoir agi « sous l’influence des réseaux sociaux » et « accepté les charges » pesant contre lui.

Les organisations de défense des droits humains mettent régulièrement en garde contre les aveux de prévenus en Iran, estimant qu’ils sont souvent obtenus sous la contrainte.

Quatre personnes ont été exécutées et 20 autres condamnées à mort par la justice iranienne, dans le cadre de procès liés aux manifestations.

L’Iran exécute plus de condamnés que tout autre pays à l’exception de la Chine, selon Amnesty International.

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