Iran : Washington a rejeté toutes les requêtes de Paris, Berlin et Londres
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Iran : Washington a rejeté toutes les requêtes de Paris, Berlin et Londres

La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni avaient demandé aux Etats-Unis des exemptions des sanctions pour leurs entreprises présentes en Iran

Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)
Le président américain Donald Trump signe un document rétablissant les sanctions contre l'Iran après avoir annoncé le retrait américain de l'accord nucléaire iranien, dans la salle d'accueil diplomatique de la Maison Blanche à Washington le 8 mai 2018. (AFP / Saul Loeb)

Les Etats-Unis ont rejeté toutes les demandes d’exemption pour les entreprises présentes en Iran figurant dans une lettre adressée début juin par Paris, Berlin et Londres, après le retrait américain de l’accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran, a indiqué mardi à l’AFP une source du ministère de l’Economie.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le chef de la diplomatie américain Mike Pompeo « n’ont répondu favorablement à aucune des requêtes formulées dans notre lettre » qui demandait notamment des exemptions pour les entreprises présentes en Iran, a précisé la source.

Les autorités américaines ont répondu par écrit aux trois pays qu’ils n’accordaient notamment aucune exemption aux entreprises ayant lancé ou conclu des contrats avec l’Iran après la date de l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire le 16 janvier 2016.

Dans leur réponse, les autorités américaines ont lancé un appel très clair aux trois pays signataires, selon une source européenne consultée par l’AFP. « Plutôt que d’encourager le commerce, nous demandons à entraver les activités malveillantes de l’Iran », ont-elles écrit, selon cette source.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo lors d’une conférence de presse au département d’État à Washington, DC, le 11 mai 2018. (Mandel Ngan/AFP)

M. Mnuchin et M. Pompeo ont également jugé que la Banque centrale iranienne « n’était pas légitime », exigeant que « les banques et les banques centrales européennes n’entretiennent aucun lien avec elle ».

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni avaient demandé aux Etats-Unis des exemptions des sanctions pour leurs entreprises présentes en Iran, dans une lettre datée du 4 juin et signée par les ministres des Finances et des Affaires étrangères des trois pays.

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, le 21 avril 2018, à Washington, DC. (Crédit : AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS)

« En tant que proches alliés (de Washington), nous attendons que les effets extra-territoriaux des sanctions secondaires américaines ne soient pas appliqués aux entreprises et aux citoyens européens », avaient-ils demandé.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales.

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