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Israël a dépensé 29 milliards de shekels dans la crise COVID, vaccins compris

Le ministre de la Santé supplie de renforcer le système de soins alors que le variant Omicron continue à se propager

Un infirmier tient des vaccins contre le coronavirus qui viennent d'arriver à l'hôpital Shaarei Tzedek de Jérusalem avant le début de la campagne de vaccination de la population israélienne, le 19 décembre 2020. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Un infirmier tient des vaccins contre le coronavirus qui viennent d'arriver à l'hôpital Shaarei Tzedek de Jérusalem avant le début de la campagne de vaccination de la population israélienne, le 19 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Israël aurait dépensé plus de 29 milliards de shekels dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, a fait savoir la Douzième chaîne, jeudi, alors que le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, demande un renforcement financier désespérément nécessaire pour le système de soins dans un contexte de propagation du variant Omicron.

« Plus de lits d’hôpital, plus de machines d’ECMO. C’est une demande qui sauvera des vies et je m’attends à ce que le Trésor comprenne qu’il y a des choses qui sont, hélas, indispensables », a dit Horowitz pendant une conférence de presse.

La chaîne a fait savoir que l’État juif avait dépensé 29 milliards de shekels au cours des 18 derniers mois, dont :

• 6 milliards de shekels pour des tests

• 4,3 milliards de shekels pour des vaccins

• 500 millions de shekels pour les tests antigéniques dans les écoles

• 850 millions de shekels pour les hôtels de quatorzaine

• 1,3 milliard de shekels pour les nouveaux emplois créés dans les centres d’information variés

• 250 millions de shekels pour les initiatives de relations publiques

Au mois de mars 2020, le ministère des Finances a estimé que les dégâts essuyés par l’économie israélienne en raison de la pandémie de coronavirus s’élèveraient à 45 milliards de shekels, effaçant toute croissance économique.

L’économie israélienne a plongé de 2,4 % en 2020, selon les chiffres rendus publics par le Bureau central des statistiques. Mais les données ont été finalement meilleures que ne l’envisageaient les prévisions – les responsables économiques ayant anticipé une contraction d’au moins 3,3 % à 4,6 %. Et ce pourcentage a été bien meilleur que la moyenne de 5,5 % enregistrée, l’année dernière, dans les pays de l’OCDE.

Les dépenses liées à la pandémie ont fait passer le déficit du gouvernement israélien à un niveau record, à 11,7 % du PIB, en 2020 – et ce déficit devrait aussi rester élevé en 2021.

Au mois d’octobre, le Premier ministre Naftali Bennett avait fait savoir que le gouvernement allait allouer la somme supplémentaire de 10 milliards de shekels pour prendre en charge les éventuelles nouvelles vagues de coronavirus.

Après avoir garanti un budget à l’État pour les années 2021-2022 au mois de novembre, Horowitz aurait obtenu une augmentation du financement des soins de santé à hauteur de deux milliards de shekels. Le budget général du ministère de la Santé est dorénavant de cinq milliards de shekels.

Un employé du secteur de la santé administre une dose du vaccin Pfizer/BioNTech à une élève de l’école al-Manahel, dans le village druze de Majdal Shams, sur le plateau du Golan israélien, le 12 décembre 2021. (Crédit : JALAA MAREY / AFP)

Le ministère de la Santé a fait savoir, jeudi soir, que 4 053 nouveaux cas de coronavirus avaient été confirmés, la veille – c’est presque trois fois plus que mercredi dernier, où seulement 1 418 nouveaux cas avaient été enregistrés.

En plus des plus de 4 000 cas, 3 212 diagnostics supplémentaires, depuis minuit, ont fait passer le nombre d’infections actives à plus de 22 000 – plus du double des chiffres enregistrés la semaine précédente.

Aux côtés des chiffres de la morbidité en hausse, le nombre de cas graves a atteint les 92 dans la soirée de jeudi. Sur ces patients, 45 se trouveraient dans un état critique. La majorité des personnes gravement malades n’ont jamais été vaccinées.

Le nombre de cas graves n’a pas connu de hausse notable et il reste largement stable depuis plusieurs semaines. Les experts s’attendent à ce que les choses changent rapidement alors que l’épidémie semble circuler plus largement, et ce malgré les symptômes moindres qui seraient entraînés par Omicron.

Les chercheurs de l’université hébraïque ont averti le gouvernement que d’ici la fin du mois de janvier, le nombre de cas graves pourrait être de 1 000 à 2 500.

Les experts de la santé ont également fait savoir à Bennett, jeudi, qu’Israël pourrait connaître 20 000 nouveaux cas quotidiens de coronavirus et que ce nombre va augmenter au cours des trois prochaines semaines, atteignant un pic avant de baisser, a expliqué la Douzième chaîne.

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