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Israël accorde un visa de travail à un responsable de Human Rights Watch

Omar Shakir, directeur Israël et Palestine de l'ONG, se “félicite de cette décision”, malgré son désaccord politique avec le gouvernement Netanyahu

Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch (HRW) pour Israël et la Palestine. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch (HRW) pour Israël et la Palestine. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un responsable de Human Right Watch (HRW) a annoncé avoir obtenu mercredi un visa de travail d’Israël, qui avait précédemment annoncé que ce genre de facilité ne serait plus accordé aux membres étrangers de cette ONG.

Le directeur du bureau chargé d’Israël et de la Palestine, Omar Shakir, a affirmé à l’AFP qu’il avait obtenu mercredi son visa de travail à son arrivée à l’aéroport de Ben Gurion.

En février, le ministère israélien des Affaires étrangères avait annoncé qu’aucun visa de travail ne serait plus délivré aux membres étrangers de cette ONG accusée de « partialité ».

« Je me félicite de cette décision. Les autorités israéliennes ne sont pas toujours d’accord avec nos travaux, mais en accordant des facilités à nos équipes pour réaliser nos recherches […], elles ont pris une mesure importante pour sauvegarder le principe de la transparence et démontrer leur ouverture à la critique », a affirmé Omar Shakir, qui est détenteur de la nationalité américaine.

Il a par ailleurs exprimé l’espoir que les autorités israéliennes autorisent l’accès à la bande de Gaza aux différentes organisations de défense des droits de l’Homme.

Depuis 2008, un seul groupe de membres étrangers de HRW a été autorisé à se rendre dans la bande de Gaza, a souligné Omar Shakir.

HRW, basé aux Etats-Unis, a établi de nombreux rapports critiques sur la présence militaire israélienne dans les territoires palestiniens.

En février, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait accusé l’ONG d’avoir « constamment montré qu’elle était une organisation fondamentalement partiale et anti-israélienne ». « Pourquoi devrions-nous accorder des permis de travail à des gens dont le seul but est de nous dénigrer ? », avait-il dit.

Dix-sept ONG israéliennes et étrangères, dont Amnesty Israël et Breaking the Silence, avaient alors publié un communiqué pour exprimer leur « solidarité » avec HRW.

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