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Israël alloue 21,6 M de NIS pour stimuler l’emploi des Arabes dans la high-tech

Les programmes, financés par l'IIA et le ministère de l'Économie, visent à former et à aider à trouver des emplois pour 2 239 Arabes israéliens dans l'industrie locale

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Des étudiantes Arabes travaillant sur un projet à Moona, un incubateur mis en place par une ONG en Galilée pour construire des passerelles entre Juifs et Arabes israéliens par le biais des technologies spatiales. (Autorisation)
Des étudiantes Arabes travaillant sur un projet à Moona, un incubateur mis en place par une ONG en Galilée pour construire des passerelles entre Juifs et Arabes israéliens par le biais des technologies spatiales. (Autorisation)

Israël va financer un programme de 21,6 millions de shekels pour former et intégrer plus de 2 000 femmes et hommes arabes israéliens dans l’industrie locale de la haute technologie au cours des deux prochaines années, dans le cadre d’un effort continu pour réduire les écarts d’emploi et de revenus entre les Israéliens juifs et arabes.

L’Autorité israélienne de l’innovation (IIA), en collaboration avec la division du travail du ministère de l’Économie, a sélectionné 12 programmes pour la formation et le placement de 2 239 personnes issues de la communauté arabe. Les 12 programmes sélectionnés recevront une subvention gouvernementale globale de 12 millions de shekels, le reste devant être financé par des fonds privés.

Le pourcentage d’Arabes israéliens sur le marché de l’emploi dans le secteur de la high-tech reste faible malgré de nombreuses initiatives gouvernementales.

Longtemps présenté comme le moteur de croissance de l’économie israélienne, le secteur de la high-tech représente environ 25 % des recettes fiscales totales du pays et constitue environ 10 % de la main-d’œuvre. Les Arabes israéliens représentent environ 20 % de la population, mais seulement 2 % des hommes arabes et 1 % des femmes arabes travaillent dans le secteur de la haute technologie, selon les données gouvernementales. En comparaison, 12 % des hommes et 8 % des femmes juifs laïcs travaillent dans ce secteur.

Dans le même temps, le secteur de la high-tech est confronté à une grave pénurie d’ingénieurs et de programmeurs qualifiés. Cette pénurie pourrait enrayer la dynamique, et le pays cherche à exploiter de nouveaux segments de population pour la faire tourner.

Les populations à faibles revenus, notamment les ultra-orthodoxes, les Arabes israéliens et les femmes, ont été largement laissées en marge de l’essor du secteur de la haute technologie, ce qui a entraîné d’importants écarts de revenus. Les arabes et les haredim, qui comptent parmi les plus pauvres d’Israël aujourd’hui, devraient constituer la moitié de la population d’ici 2065, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

« Cela atteste du manque de compétences nécessaires pour leur permettre d’obtenir des emplois à haute productivité et bien rémunérés », indique le rapport de l’OCDE. « L’intégration des Arabes israéliens et des haredim sur le marché du travail reste l’un des principaux défis pour l’économie israélienne. »

Cette année, plus de 10 000 travailleurs issus de la communauté arabe étaient employés dans la high-tech, mais la moitié d’entre eux occupaient des postes non-technologiques, selon Tair Ifergan, directeur général de la division du travail au ministère de l’Économie.

« Bien que le pourcentage de citoyens arabes employés dans la high-tech soit encore inférieur à la moyenne nationale, nous avons constaté ces dernières années une tendance de plus en plus positive à l’intégration de la population arabe et une augmentation significative du nombre d’étudiants arabes étudiant des sujets liés à la haute technologie dans les universités », a déclaré Dror Bin, PDG de l’IIA.

« Notre objectif est d’augmenter le nombre de citoyens arabes employés dans la high-tech et de créer un changement économique, social et régional significatif dans le cadre du renforcement et de la diversification du secteur la high-tech israélien. »

« L’intégration rapide et adéquate des diplômés de ces programmes sera l’une des étapes importantes pour réduire la pénurie de personnel à long-terme », a noté Bin.

Plus de la moitié des programmes sélectionnés dans le cadre du projet formeront à des postes de développement avancé dans le secteur de la high-tech, tels que la programmation, et comprendront une formation théorique et pratique sur le terrain. Les compétences générales feront également partie de la formation afin d’élargir l’éventail des compétences des candidats et d’augmenter leurs chances de trouver un emploi de qualité dans le secteur des hautes technologies.

L’un des programmes financés fournira une formation et une aide au placement dans les quatre domaines technologiques suivants : robotique et automatisation, vérification, DevOps et analyse des données. Un autre programme se concentre sur le développement de carrière et la promotion à des postes de direction pour les travailleurs du secteur de la high-tech dans la société arabe.

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