Israël dépense-t-il deux fois plus pour les écoliers des implantations ?
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Israël dépense-t-il deux fois plus pour les écoliers des implantations ?

Le ministère de l'Education affirme que les données compilées par le centre Macro de Tel Aviv sont erronées

Vue de l'implantation de Givat Zeev, près de Jérusalem (Crédit photo: Hadas Parush / Flash90)
Vue de l'implantation de Givat Zeev, près de Jérusalem (Crédit photo: Hadas Parush / Flash90)

Une nouvelle étude, qui selon le ministère israélien de l’Education est inexacte, a constaté que le gouvernement dépense près de deux fois plus pour un étudiant juif des implantations isolées de Cisjordanie que pour l’élève israélien moyen.

Selon la nouvelle étude menée par le Macro Center pour l’économie politique basé à Tel Aviv, qui, selon son site Web est une « organisation autonome » qui « combine la recherche scientifique avec l’efficacité économique », Israël dépense 3 420 dollars par étudiant chaque année dans des petits villages à l’est de la barrière de sécurité alors que la moyenne nationale est de 1 721 dollars, a signalé Ynet.

L’étude, qui a été citée lundi dans les médias israéliens , a également constaté que les étudiants dans les implantations isolées, bénéficiaient d’un taux d’encadrement plus faibles que la moyenne nationale. Surtout si on compare ce taux aux grands blocs d’implantation à l’ouest de la barrière de sécurité, comme le Gush Etzion, ces implantations éloignées de moindre taille sont considérées comme étant moins susceptibles de rester sous contrôle israélien dans le cas d’un accord de paix négocié avec les Palestiniens.

« L’étude a révélé qu’il existe un niveau particulièrement élevé des investissements des ressources dans la région de Judée et Samarie, en particulier dans les implantations isolées à l’est de la barrière de séparation », a déclaré Roby Nathanson, le directeur général du centre, selon Ynet. « Ceci est une politique de l’ajout d’emplois et de fonds pour ces implantations, au détriment des villes et des communautés dans le nord et le sud, qui sont définies comme des « zones de priorité nationale ».

Des élèves de première année primaire sont accueillis à l'école primaire Ben Yehezkel à Ashkelon le premier jour de la nouvelle année scolaire, 1er septembre, 2014 (Crédit : Edi Israël / Flash90)
Des élèves de première année primaire sont accueillis à l’école primaire Ben Yehezkel à Ashkelon le premier jour de la nouvelle année scolaire, 1er septembre, 2014 (Crédit : Edi Israël / Flash90)

Le ministère de l’Education a cependant déclaré dans un communiqué publié en réponse à l’étude du Centre Macro qu’il dépense, dans les faits, moins en Cisjordanie par élève que la moyenne nationale, et que la taille des classes dans les implantations de Cisjordanie est seulement légèrement plus petite (27,2 élèves par rapport aux 28 élèves) que la moyenne nationale.

Nathanson a déclaré que l’étude du centre est basé sur les données « à partir de sources crédibles » y compris les rapports de l’Office central de statistique, les ministères de l’Education, de l’Economie et des Finances, et l’administration civile israélienne. Les données, a-t-il dit, débutent à partir de 2013.

Dans un autre article en relation avec cette information, Haaretz a signalé que la municipalité de Jérusalem était en train de dépenser 3 millions de dollars pour construire un grand mikvé dans la partie orientale de la ville dans une section juive dans le quartier à majorité arabe de Ras al-Amoud. Il n’y a que de 100 familles juives qui habitent dans le quartier, mais les promoteurs du nouveau bain rituel font valoir qu’il servira aussi aux familles juives d’autres quartiers de Jérusalem-Est.

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