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Israël devra maintenir un contrôle sécuritaire sur Gaza après la guerre – responsable

La bande de Gaza sera soumise à un processus de "dénazification" ; Netanyahu compare le chef du Hamas, Yahya Sinwar, à Hitler dans son bunker à la fin de sa vie

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu visite la base Ramon de l'armée de l'air israélienne le 5 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu visite la base Ramon de l'armée de l'air israélienne le 5 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Israël a l’intention de maintenir un contrôle important sur la bande de Gaza même après la guerre, déclare un responsable israélien.

« Je ne vois aucune situation dans laquelle Israël n’aurait pas la responsabilité ultime de la sécurité dans la bande de Gaza », a déclaré ce responsable lors d’un briefing en hébreu avec des journalistes israéliens à la Kirya de Tel Aviv.

Le président américain Joe Biden a averti le Premier ministre Benjamin Netanyahu que réoccuper Gaza serait une « grave erreur ». Les responsables israéliens insistent sur le fait qu’ils n’ont aucun intérêt à le faire.

Il ajoute qu’une fois le groupe terroriste palestinien du Hamas renversé, « il ne suffira pas de réhabiliter Gaza ».

Elle doit passer par un processus de « dénazification », poursuit le fonctionnaire.

« Cette culture [de vouloir tuer des Juifs] existe toujours au sein de l’Autorité palestinienne. »

Netanyahu a également utilisé l’Allemagne nazie comme métaphore pour décrire le Hamas dimanche.

Yaha Sinwar, chef du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, serre la main d’un combattant masqué de l’aile militaire lors d’un rassemblement marquant le 35e anniversaire de la fondation du groupe, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2022. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, « ne se soucie pas de sa nation et agit comme un petit Hitler dans son bunker. »

Dans les derniers jours de sa vie, le chancelier allemand Adolf Hitler s’est caché dans un bunker à Berlin et a accusé le peuple allemand d’être responsable de la défaite du pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils « méritaient de périr », avait-il déclaré.

« Sinwar se soucie de son peuple autant qu’il se soucie d’un grain de poussière », a déclaré Netanyahu.

Un responsable israélien affirme que Tsahal, et son déploiement à la frontière nord, changeraient également après la guerre.

Un véhicule médical de l’armée israélienne se déplace sur une route près de la ville de Kiryat Shmona au nord du pays, près de la frontière avec le Liban, le 31 octobre 2023. (Crédit : Jalaa MAREY/AFP)

« Tsahal se déploiera contre une violation [massive] de la frontière, et pas seulement contre la pénétration de quelques cellules terroristes dans des communautés », explique le responsable.

« Tsahal sera plus importante », poursuit le fonctionnaire. « Nous allons investir dans l’armée. »

Le responsable ajoute que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah « ne peut pas franchir la frontière en raison de notre déploiement et de l’état de préparation de nos forces ».

« La question de la ‘prise du nord’ n’est plus d’actualité. »

Les civils retourneront dans les communautés évacuées dans le nord, promet le responsable, « en raison de l’ampleur et de la force de la victoire sur le Hamas ».

Le responsable souligne également que des efforts sont en cours pour s’assurer qu’une attaque terroriste massive, similaire à celle menée par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, ne puisse pas se produire en Cisjordanie.

« La possibilité d’un changement majeur [dans les opérations de Tsahal] en Cisjordanie reste réaliste. »

Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane assiste à une séance sur le « Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux » dans le cadre du sommet du G20 à New Delhi, en Inde, le 9 septembre 2023. (Crédit : EVELYN HOCKSTEIN/POOL/AFP)

Un responsable israélien se montre optimiste quant aux perspectives de normalisation entre Israël et l’Arabie Saoudite après la guerre.

« Des personnes avisées siègent en Arabie Saoudite et en Israël », déclare le fonctionnaire. « Il sera possible de poursuivre le processus que nous avons entamé avant la guerre, à condition que nous gagnions. »

Selon la Maison Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a accepté, lors d’un appel téléphonique avec Joe Biden, de « poursuivre » les négociations en cours sous l’égide des États-Unis pour normaliser les relations.

Les responsables de l’administration Biden ont reconnu que l’effort de normalisation n’est plus la priorité absolue des États-Unis et d’Israël, qui s’efforcent de répondre à l’attaque du Hamas du 7 octobre. La Maison Blanche insiste toutefois sur le fait qu’elle reste attachée à cet objectif et a suggéré que l’une des raisons du massacre du Hamas était justement d’essayer de contrecarrer cet effort.

Jeu d’espionnage

Le fonctionnaire a également évoqué les tensions apparentes entre l’ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, et son actuel directeur, David Barnea.

« Yossi Cohen n’a pas été nommé représentant par le Premier ministre », explique le fonctionnaire. « Il avait contacté le Premier ministre au début de la guerre pour lui transmettre un message d’un dirigeant arabe. Le Premier ministre a reçu le message, mais lui a demandé de travailler sous la direction de l’actuel directeur, Barnea. Les canaux parallèles risquant de compliquer les choses ».

L’ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, assiste à la conférence du Jerusalem Post, qui s’est tenue à Jérusalem le 12 octobre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le fonctionnaire a ajouté que « les liens avec le Qatar sont gérés par l’actuel chef du Mossad ainsi que par le personnel des services de renseignement dirigé par Nitzan Alon et le chef du Shin Bet. Ils rendent compte au cabinet de guerre ».

Plus tôt dans la journée de dimanche, le Mossad a publié un communiqué similaire par l’intermédiaire du bureau du Premier ministre, déclarant « qu’il n’y a qu’un seul canal officiel qui gère la libération des otages », ajoutant que « tout autre officiel prétendant avoir le moindre rôle dans ce dossier n’est pas autorisé à le faire ».

Cohen, qui fait partie de l’équipe de Gal Hirsch, qui est chargé du dossier des otages détenus à Gaza par le Hamas, s’est récemment rendu au Qatar pour discuter de la question des otages et a également rencontré les familles des personnes kidnappées. Cohen a affirmé dans une interview que tout ce qu’il fait est en parfaite coordination avec le Mossad et le bureau du Premier ministre, mais ce communiqué de presse suggère que ce n’est peut-être pas le cas.

Dimanche soir,  le bureau du Premier ministre a clarifié que l’ancien chef du Mossad « a initié une rencontre avec un dirigeant arabe avec l’approbation du Premier ministre ». Le communiqué précisait que Cohen « a également tenu un certain nombre de réunions sur des questions diplomatiques et qu’il est resté en contact avec le conseiller à la sécurité nationale », dans un effort apparent de calmer la dispute interne.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, à gauche, rencontrant le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim al-Thani dans un hôtel au cours d’une journée d’entretiens dans le cadre du conflit en cours entre Israël et Gaza, le 4 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/AP)

Le responsable indique également qu’Israël voit des signes préliminaires selon lesquels l’opération terrestre pousse le groupe terroriste palestinien du Hamas à chercher un accord pour libérer les otages.

« Nous voyons quelque chose, mais ce n’est pas encore prêt. Auparavant, nous n’avions rien vu », a déclaré le fonctionnaire.

En ce qui concerne la possibilité d’un cessez-le-feu, une priorité croissante pour les alliés d’Israël, le responsable déclare que « même s’il y a un cessez-le-feu en échange de la libération des otages, il sera temporaire et Israël continuera d’opérer pour renverser le Hamas ».

Le responsable a déclaré qu’il n’y aurait « ni pause ni schmause » sans la libération des otages, ajoutant que « quiconque veut une pause, pardonnez-moi l’expression, peut aller se faire voir ». Le responsable a également déclaré que, selon Israël, la majorité des otages seraient en vie : « Ils sont considérés comme un atout par le Hamas ».

Le responsable a affirmé qu’Israël ignorait combien de terroristes avaient été tués par Tsahal.

« Je sais que nous en avons tué beaucoup, mais je ne sais pas combien. »

Lors d’une brève intervention à la télévision vendredi, Netanyahu a déclaré avoir dit au secrétaire d’État américain en visite, Antony Blinken, qu’il refusait toute trêve temporaire des combats contre le Hamas qui n’inclurait pas « la libération de nos otages ».

Par ailleurs, le responsable a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas eu d’offre de libération d’otages de nationalité étrangère.

Le fonctionnaire a également souligné que Netanyahu ne faisait pas de politique pendant la guerre. « Le Premier ministre n’a qu’une préoccupation : la gestion de la guerre. La public peut dire ce qu’il veut, mais le Premier ministre n’a pas l’intention de s’en occuper maintenant. »

Les troupes de Tsahal de la 36e division opérerant dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 5 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Israël a déclaré la guerre dans le but d’éradiquer le Hamas à la suite de l’attaque dévastatrice menée par le groupe terroriste le 7 octobre, au cours de laquelle des milliers de terroristes ont franchi la frontière et assassiné quelque 1 400 personnes, pour la plupart des civils tués chez eux et lors d’une rave dans le désert, et ont enlevé plus de 240 personnes de tous âges qui sont retenues en captivité dans la bande de Gaza. L’assaut du Hamas était accompagné d’un barrage de milliers de roquettes tirées sur Israël. Le Hamas et d’autres groupes terroristes ont continué à lancer des roquettes sur Israël, qui ont forcé plus de 200 000 Israéliens à se déplacer dans le pays.

Les dirigeants israéliens ont rejeté les cessez-le-feu humanitaires dans la bande de Gaza alors que l’armée israélienne poursuit son offensive, et Jérusalem a averti que le Hamas abuserait de toute pause dans les combats pour financer son effort de guerre.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré dimanche que plus de 9 770 Palestiniens avaient été tués depuis que le Hamas a déclenché la guerre par son assaut meurtrier. Ces chiffres distingue pas entre terroristes et civils, ni entre les victimes des frappes israéliennes et celles des centaines de roquettes mal tirées par les groupes terroristes qui ont échoué à l’intérieur de la bande de Gaza.

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