Israël frappe un poste du Hamas après l’envoi de ballons incendiaires
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Israël frappe un poste du Hamas après l’envoi de ballons incendiaires

Les tensions augmentent sur la frontière sud après des tirs depuis Gaza sur des soldats et des ouvriers travaillant sur la barrière de sécurité dimanche ; pas de blessés

Photo d'illustration : Une boule de feu suite à une attaque israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, dans la matinée du 3 août 2020. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
Photo d'illustration : Une boule de feu suite à une attaque israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, dans la matinée du 3 août 2020. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Des avions israéliens ont frappé un poste d’observation du Hamas dans le nord de la bande de Gaza dimanche dans la soirée, a fait savoir l’armée.

« Le raid a été mené en réponse au lancement de ballons incendiaires depuis le territoire gazaoui vers Israël pendant la journée », a déclaré l’armée.

Le site d’information al-Resalah, lié au Hamas, a confirmé l’information, avançant que le poste était situé près de Beit Hanoun. Il n’y aurait pas eu de victimes.

Cet incident est survenu dans un contexte de tensions croissantes le long de la bande de Gaza, la semaine dernière – des tensions qui seraient entraînées par des retards accumulés dans la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu en cours entre le groupe terroriste du Hamas, à la tête de Gaza, et le gouvernement israélien.

Dimanche matin, des ouvriers civils qui travaillaient sur la construction de la barrière de sécurité qui entoure l’enclave palestinienne ont essuyé des tirs, au sud de la bande de Gaza, ainsi que des troupes israéliennes venues en renfort, a noté l’armée.

Illustration. Des roquettes sont lancées par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza en direction d’Israël, le 24 février 2020. (AP Photo/Khalil Hamra)

Il n’y aurait pas eu de blessés.

Les tirs initiaux en direction des ouvriers ont été entendus juste avant onze heures du matin. Un peu plus tard, l’armée israélienne a lancé un certain nombre d’obus fumigènes dans le secteur de Kissufim pour créer un écran de fumée qui a permis d’évacuer les ouvriers en toute sécurité.

« Après, des tirs ont pris pour cible les soldats qui avaient été envoyés sur le site », a déclaré l’armée dans un communiqué.

L’armée a fait savoir que les travaux ont été arrêtés sur la barrière de sécurité suite à ces incidents.

Les médias palestiniens ont rapporté que l’armée israélienne avait ouvert le feu sur des sites du Hamas situés aux environs de Deir al-Balah. Les militaires n’ont pas encore confirmé ces informations.

Vue depuis le côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza, avec un avant-poste militaire du Hamas sur une colline (à droite) le long de la frontière, le 25 février 2016. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Au vu des inquiétudes portant sur de nouvelles fusillades, l’armée a également fermé les routes d’accès situées le long de la frontière, a écrit le conseil régional d’Eshkol dans un message adressé aux résidents.

« Pour le moment et jusqu’à nouvel ordre, il n’y aura pas d’entrée dans la zone frontalière à travers toute la région, et notamment pour les travaux agricoles à proximité de la clôture de sécurité », a noté le conseil.

Ces derniers jours ont été marqués par une recrudescence des lancements depuis Gaza vers Israël de dispositifs incendiaires et explosifs accrochés à des ballons.

Samedi, plusieurs ballons transportant des engins explosifs lancés depuis la bande de Gaza vers Israël ont été retrouvés par les résidents du kibboutz de Nir Oz à proximité d’un champ agricole, a déclaré samedi matin le Conseil régional d’Eshkol. Aucun blessé n’est à déplorer.

Le conseil a déclaré que des démineurs étaient intervenus pour neutraliser un engin, qui s’est révélé être une sorte de grenade.

« Après cet incident, nous voudrions encore répéter : dans un incident où un objet suspect a été identifié, on doit s’écarter de la scène, ne rien toucher et signaler immédiatement les faits au personnel de sécurité », a déclaré le conseil dans un communiqué.

Un pompier israélien fait exploser une ogive de roquette présumée qui aurait été lancée vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza par le biais d’un ballon qui a été découvert dans la région d’Eshkol, le 27 juillet 2020. (Capture d’écran : Police israélienne)

Jeudi, après l’envoi d’un certain nombre de ballons transportant des dispositifs explosifs et incendiaires vers Israël dans la matinée, les avions israéliens ont bombardé un site du Hamas dans le nord de l’enclave côtière, ont indiqué les militaires.

Un autre ballon qui transportait un engin suspect a été retrouvé à proximité de la ville d’Arad, à environ 80 kilomètres de la bande. Il a été localisé par la police et des démineurs ont procédé à son explosion, a indiqué la police. L’origine du ballon reste inconnue.

L’armée a déclaré que les frappes en représailles avaient ciblé « une infrastructure souterraine appartenant au groupe terroriste du Hamas dans le nord de la bande de Gaza ».

Après ces raids, le ministre de la Défense Benny Gantz a déconseillé aux groupes terroristes basés à Gaza d’attaquer Israël. « L’Etat d’Israël n’acceptera aucune violation de sa souveraineté ou toute attaque contre les résidents du sud », a écrit Gantz sur Twitter.

« Si les organisations terroristes ne le comprennent pas, tous ceux qui s’en prendront à Israël seront durement frappés », a-t-il ajouté.

Dimanche 2 août, des terroristes de la bande de Gaza ont tiré une roquette vers le sud d’Israël, qui a été interceptée par le système de défense de missile du Dôme de Fer, a indiqué l’armée.

En représailles, celle-ci a ciblé plusieurs sites du Hamas dans le centre et le sud de Gaza, notamment une usine de ciment utilisée dans la construction d’infrastructures souterraines et « des installations souterraines utilisées par le groupe terroriste du Hamas », a déclaré l’armée.

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