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Israël informera Biden des progrès réalisés dans l’alliance régionale contre l’Iran

Benny Gantz a déclaré aux diplômés du National Security College que le pacte de défense antiaérienne "est le principal moyen de réduire les agressions iraniennes" dans la région

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, lors d'une cérémonie de remise des diplômes au National Security College, le 11 juillet 2022. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz, lors d'une cérémonie de remise des diplômes au National Security College, le 11 juillet 2022. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a déclaré lundi qu’Israël parlerait à Joe Biden de la nécessité d’accélérer les avancées vers la mise en place d’une alliance militaire contre l’Iran pendant la visite du président américain, cette semaine.

Gantz a récemment évoqué les efforts livrés, sous les auspices des États-Unis, pour établir un pacte de défense antiaérienne régional unissant l’État juif et ses alliés arabes dans la région contre la menace des drones et des missiles iraniens. Les pays qui intégreraient cette alliance comprendraient notamment les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Qatar.

« Les premiers défis sécuritaires que vous devez relever aujourd’hui et que vous devrez encore relever à l’avenir sont ceux de la lutte contre les agressions iraniennes, de la lutte contre la course au nucléaire de l’Iran, et de la nécessité de préserver les capacités d’Israël à se défendre ; vous serez en outre chargés d’établir des collaborations variées », a dit Gantz, lundi, aux nouveaux diplômés du National Security College.

« Dans deux jours, le président Biden atterrira ici et nous lui montrerons l’ouvrage de force intégrée que nous sommes en train de construire contre la menace iranienne, aux côtés de pays partenaires de toute la région », a-t-il continué.

Gantz a ajouté que l’establishment israélien de la Défense aura « pour mission de développer cette coopération dans les années qui viennent, car elle est le principal moyen de réduire les agressions iraniennes » dans la région.

L’accord, surnommé le « MEAD — Défense antiaérienne au Moyen-Orient », a pour objectif de relier les systèmes de défense antiaérienne pour lutter contre l’utilisation croissante, par la république islamique, de drones et de missiles dans la région.

L’idée d’un tel système de défense conjoint entre l’État juif et ses voisins arabes n’est pas nouvelle. Elle avait été soulevée pendant le sommet du Neguev qui avait réuni les ministres des Affaires étrangères israélien, américain, émirati, bahreïni, marocain et égyptien au mois de mars. Elle aurait aussi été discutée dans des pourparlers entre les États-Unis et l’Arabie saoudite – des négociations qui, espère Washington, amèneront Ryad, à terme, à prendre des initiatives en faveur de la normalisation des liens avec Israël.

De droite à gauche : Le général Itai Veruv, commandant des Military Colleges, le ministre de la Défense Benny Gantz, le chef d’État-major Aviv Kohavi, et le président du rectorat de l’université de Haïfa, Yossi Ben Artzi, lors d’une cérémonie de remise des diplômes au National Security College, le 11 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Gantz a précisé, la semaine dernière, qu’il pourrait y avoir « des avancées » possibles dans ces efforts pendant la visite de Biden en Israël, en Cisjordanie et en Arabie saoudite qui débutera mercredi.

L’opportunité de cette coalition de défense aérienne a suivi les accords de normalisation qui ont été signés entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment avec les Émirats arabes unis et Bahreïn qui sont plus proches de l’Iran au niveau géographique.

Lundi, Gantz s’est entretenu séparément avec le chef de l’armée du Bahreïn, Khalifa bin Ahmed Al Khalifa, et avec le roi de Jordanie Abdallah II pour leur souhaiter une bonne fête de l’Aïd et pour discuter de « coopération en matière de Défense », selon le bureau de Gantz.

En réponse à une discussion récente sur la coopération potentielle, un éminent officier iranien a indiqué, lundi, que ces efforts étaient destinés à échouer, citant les difficultés rencontrées par une alliance placée sous l’autorité des Saoudiens qui lutte contre les rebelles soutenus par l’Iran au Yémen.

Le général Yadollah Javani, vice-directeur du bureau politique des Gardiens de la révolution islamique. (Crédit : CC BY 4.0, sayyed shahab-o- din vajedi, Wikipedia)

« C’est très facile de prédire le destin possible de la dite ‘OTAN arabe’, » a commenté le général Yadollah Javani, selon la chaîne publique iranienne Press TV. « Si on la compare aux coalitions passées, la nouvelle alliance sera encore plus faible et elle manquera d’efficacité face au front de la résistance et de la République islamique d’Iran ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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