Israël : le Hamas et le Hezbollah forment des « milliers » de terroristes au Liban
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Israël : le Hamas et le Hezbollah forment des « milliers » de terroristes au Liban

"Israël ne restera pas sans rien faire", a déclaré Danon ; un quotidien libanais affirme que les groupes terroristes établissent des camps d’entraînement et des usines de missiles

Un membre du groupe terroriste du Hezbollah tient des drapeaux libanais et du Hezbollah durant une visite organisée pour la presse à côté de la ville frontalière d'Arsal, le 25 juillet 2017 (Crédit : Stringer/AFP)
Un membre du groupe terroriste du Hezbollah tient des drapeaux libanais et du Hezbollah durant une visite organisée pour la presse à côté de la ville frontalière d'Arsal, le 25 juillet 2017 (Crédit : Stringer/AFP)

Israël a appelé les Nations unies à intervenir au sud Liban, en déclarant que le groupe terroriste palestinien du Hamas travaille avec le Hezbollah pour établir des usines de missiles et des camps pour y entraîner des milliers de combattants.

L’information a été annoncée pour la première fois samedi par un quotidien libanais, citant des sources aux Nations unies. Elle a ensuite été confirmée par le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, qui a déclaré que la question avait régulièrement été abordée aux Nations unies.

Selon un article d’Al Joumhouria, Israël a envoyé une lettre ces dernières semaines au Conseil de Sécurité et à l’Assemblée Générale des Nations unies contenant des renseignements sur les efforts du groupe terroriste pour implanter des usines de missiles au Liban pour le Hamas, tout comme des complexes d’entraînement supervisés par des membres expérimentés du Hezbollah afin de former des « milliers de combattants palestiniens ».

Dans la lettre, Israël a déclaré que la coopération entre les organisations soutenues par l’Iran était une « violation flagrante » de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations unies, qui a mis un terme à la Deuxième Guerre du Liban entre l’armée israélienne et le Hezbollah et a imposé le désarmement des groupes armées au Liban, comme le Hezbollah.

Israël a demandé que les Nations Unies interviennent pour mettre un terme à la coopération entre le Hamas et le Hezbollah, selon l’article.

« La question est à l’ordre du jour d’Israël aux Nations Unies et est régulièrement évoquée lors de rencontres, des lettres et des discours officiels, à la fois au Secrétaire général et au Conseil de Sécurité des Nations Unies », a déclaré le Ministère des Affaires étrangères en réponse à l’article.

« La coopération entre le Hamas et le Hezbollah traverse les frontières. Nous sommes témoins des résultats du gouvernement terroriste du Hamas à Gaza, et maintenant le Hamas renforce ses liens avec le Hezbollah en ayant la bénédiction et le soutien de l’Iran, qui travaille aussi pour implanter ses propres forces sur le sol libanais », a déclaré Danny Danon, l’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, dans un communiqué à la suite de la publication de l’article.

« J’ai récemment fait appel au Conseil de Sécurité et j’ai prévenu de cette coopération entre les organisations terroristes. Je veux insister sur le fait qu’Israël ne va pas rester sans rien faire face aux nouvelles et anciennes menaces auxquelles il fait face, a déclaré Danon. Israël fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ses citoyens ».

Les plaintes d’Israël aux Nations Unies sur la coopération au Liban entre le Hamas et le Hezbollah – les deux étant soutenus par l’Iran – sont intervenues alors qu’Israël a aussi soulevé des préoccupations au sujet de l’implantation militaire iranienne partout à sa frontière nord en Syrie.

Israël a assuré, à de nombreuses reprises, qu’il ne tolérerait pas la présence militaire iranienne en Syrie et a mené des frappes aériennes sur des cibles iraniennes dans le pays, y compris le mois passé en riposte aux tirs de roquettes de l’iran depuis la Syrie vers les Plateaux du Golan.

Israël craint qu’alors que la guerre civile syrienne diminue en intensité, l’Iran, dont les forces et les alliés chiites ont soutenu le président Bachar Assad, puisse s’implanter dans le pays voisin et ne focalise son attention sur Israël.

Vendredi, le Wall Street Journal a annoncé que dans une tactique pour essayer de réduire la pression de la part d’Israël, les forces soutenues par l’Iran, y compris le Hezbollah, ont retiré leurs troupes des zones de la Syrie du sud, seulement pour se faire ensuite passer pour des unités militaires syriennes.

Dans ce qui semble être une tentative d’éviter d’autres frappes israéliennes, les groupes libanaises du Hezbollah et d’autres milices soutenus par l’Iran se sont retirées des provinces de Daraa et de Quneitra dans le sud ouest de la Syrie à proximité d’Israël, mais sont ensuite revenus habillés en uniformes militaires syriens et sous le drapeau du régime, a annoncé l’article, citant plusieurs commandants rebelles.

Interrogé sur l’article, un officiel israélien a refusé de commenter en détail les affirmations de changements d’uniformes, mais a dit au journal : « Soyez sûr qu’Israël est un peu près au courant de tout ce qui se passe chez vous ».

L’article expliquait que la tentative de se déguiser était un signe du niveau de dépendance du régime Assad sur les forces soutenues par l’Iran, qui incluent des Libanais, des Iraniens, de Irakiens et des Afghans. Les rebelles ont déclaré que les étrangers ont reçu des cartes d’identité de soldats syriens tués dans la guerre civile qui dure depuis sept ans.

Ayant repris le contrôle de la région de Damas au cours de récentes semaines, le régime se préparerait à attaquer les zones tenues par les rebelles dans le sud.

Lors de sa visite en Europe cette semaine, le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait obtenu un engagement de soutien pour expulser les forces iraniennes de Syrie.

Lundi, la chancelière Angela Merkel a dit à Netanyahu qu’elle était d’accord avec la demande d’Israël, à savoir, que les troupes iraniennes quittent la Syrie, tout particulièrement dans la zone proche de la frontière israélienne.

« L’influence régionale de l’Iran est inquiétante », a-t-elle déclaré, ajoutant que son gouvernement utiliserait des moyens « diplomatiques » pour la contrecarrer.

La semaine dernière, il a été annoncé qu’Israël et la Russie avaient conclu un accord pour retirer les forces iraniennes du sud de la Syrie, tout en donnant un feu vert à Israël pour frapper les cibles iraniennes en Syrie.

L’accord annoncé verrait les forces iraniennes quitter le sud-ouest de la Syrie, tout en permettant à Israël de frapper les positions iraniennes à l’intérieur du pays. Israël a accepté de ne pas attaquer les cibles du régime syrien, a précisé un article du journal arabe Asharq Al-Awsat.

L’ambassadeur russe au Nations unies a confirmé l’accord de la semaine dernière, déclarant : « A ce point, je ne peux pas répondre s’il est concrétisé, mais de ce que je comprends, les parties qui étaient impliquées pour obtenir un accord sont satisfaites de ce qu’elles ont obtenu ».

Pourtant, des officiels israéliens ont nié qu’un accord avait été conclu expliquant clairement que Jérusalem voulait voir les forces iraniennes – y compris le Hezbollah et d’autres milices chiites – quitter entièrement la Syrie, et pas seulement la région du sud-ouest la plus proche de l’état juif.

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