Israël-Palestiniens : la Nouvelle-Zélande veut proposer un projet de résolution
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Israël-Palestiniens : la Nouvelle-Zélande veut proposer un projet de résolution

Le texte néo-zélandais contiendra un appel à cesser les violences et une invitation "aux dirigeants de toutes les parties prenantes à user de leur autorité" pour les faire cesser

La Nouvelle-Zélande, membre non permanent du Conseil de sécurité, a annoncé qu’elle allait proposer à ses partenaires un projet de résolution visant à apaiser les violences entre Israéliens et Palestiniens et à relancer le processus de paix.

Ce texte sera proposé « dans les prochains jours », dans le but de « stimuler le débat », a précisé son chef de la diplomatie Murray McCully lors d’une session du Conseil sur le Proche-Orient à laquelle participaient plusieurs autres ministres.

Le texte néo-zélandais contiendra un appel à cesser les violences et une invitation « aux dirigeants de toutes les parties prenantes à user de leur autorité » pour les faire cesser.

Le Conseil, a-t-il dit, doit aussi « réaffirmer sans ambigüité son engagement en faveur d’une solution à deux Etats comme seule base acceptable d’une paix durable ».

Le texte néo-zélandais soulignera enfin la nécessité de reprendre des négociations directes israélo-palestiniennes.

Exprimant la frustration ressentie par d’autres pays membres du Conseil, le ministre a stigmatisé « la responsabilité du Conseil dans l’échec du processus diplomatique et politique » au Proche-Orient.

Le Conseil n’est pas parvenu jusqu’à présent à adopter une déclaration commune sur les affrontements qui opposent Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes depuis le 1er octobre. Sa dernière déclaration formelle sur le conflit israélo-palestinien date du 17 septembre, lors d’incidents autour du mont du Temple, et sa dernière résolution sur le processus de paix date de 2009.

La France a proposé récemment une déclaration appelant à la fin des violences et au maintien du statu quo des lieux saints de Jérusalem, mais les discussions sur ce texte piétinent, selon des diplomates.

Cette session du Conseil jeudi était présidée par le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Garcia-Margallo, dont le pays préside le Conseil en octobre. Elle a surtout été l’occasion pour les représentants palestinien et israélien d’échanger de nouveau des accusations bien connues.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad Maliki a accusé Israël de vouloir changer les conditions d’accès aux lieux saints de Jérusalem-est aux dépens des fidèles musulmans, affirmant : « Il est évident qu’Israël est déterminé à préserver le statu quo de l’occupation et rien d’autre ».

Il a une nouvelle fois affirmé que le Conseil avait « une obligation légale et morale de fournir une protection aux Palestiniens sans défense tant que durera l’occupation », accusant le Conseil « d’être paralysé ».

L’ambassadeur israélien Danny Danon a qualifié de « mensonges » les accusations palestiniennes sur un changement du statu quo et accusé la direction palestinienne d’inciter les jeunes palestiniens à la violence.

Il a aussi réitéré l’opposition farouche du gouvernement israélien à toute « présence internationale sur le mont du Temple », suggérée par la France.

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