Israël tente d’éviter la catastrophe économique à l’aube du « tsunami » Omicron
Les autorités souhaitent rétablir des règles alors que des centaines de milliers de personnes risquent la quarantaine ; Liberman : l'hystérie est pire que le virus
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De hauts responsables israéliens ont déclaré mercredi que le pays se préparait à un « tsunami » d’infections Omicron qui s’abattrait sur le pays dans les semaines à venir, le gouvernement se démenant pour faire face à l’assaut attendu.
Selon la Douzième chaîne, le Premier ministre Naftali Bennett aurait déclaré à ses proches conseillers qu’une épidémie massive se produirait probablement dans les jours à venir.
« La vague va nous frapper dans 10 jours. Il y aura de nombreuses infections, c’est inévitable », aurait dit Bennett. « Elle sera plus puissante, mais plus courte que les vagues précédentes et durera environ huit à neuf semaines. Tout ce que nous connaissions des vagues précédentes sera différent. »
Ces avertissements sont intervenus alors que le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré que les Israéliens de plus de 60 ans seront les premières personnes au monde à pouvoir bénéficier d’une quatrième injection de vaccin COVID-19 à partir de dimanche.
« [La recommandation] a été faite parce que si nous ne vaccinons pas, le prix à payer sera très élevé – morbidité grave et beaucoup de quarantaine », a déclaré le Dr Boaz Lev lors d’une conférence de presse.
« Ce variant est comme un tsunami », a ajouté le Dr Lev, qui dirige le groupe consultatif qui a recommandé qu’Israël commence à offrir la quatrième dose.
Le Dr Tal Brosh, un autre membre du comité, a déclaré qu’il était difficile de prendre la décision en raison du manque d’informations, tant sur la gravité d’Omicron que sur les effets d’une quatrième injection.
« Nous n’avons pas beaucoup de temps pour prendre des décisions, c’est comme un train qui fonce sur nous et nous devons nous décider même si nous ne savons pas tout », a-t-il déclaré. « Il y a une grande incertitude quant à savoir si la vague à venir causera des infections graves, mais nous ne pouvons pas être naïfs et penser que c’est un virus faible. »
Il a déclaré que la décision d’offrir une quatrième dose du vaccin était destinée à répondre aux préoccupations d’un groupe spécifique et a exhorté le reste de la population à se faire vacciner ou à obtenir leurs rappels.
La Douzième chaîne a rapporté que la Dr Sharon Alroy-Preis, à la tête de la Santé publique au sein du ministère de la Santé, avait conseillé mardi au gouvernement de ne pas aller de l’avant avec la quatrième injection jusqu’à ce que la recherche menée par l’hôpital Sheba soit terminée, probablement dans deux semaines.
Néanmoins, elle a finalement suivi le vote du groupe d’experts pour approuver le vaccin, selon le reportage.
La décision doit encore être approuvée par le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash.
Des centaines et des milliers de personnes en quarantaine
La Douzième chaîne a également rapporté qu’il y avait de sérieuses craintes que la vague Omicron paralyse l’économie et le système éducatif d’Israël, même si elle ne provoque pas de cas graves.
Selon les règles actuelles d’Israël, toute personne entrant en contact avec une personne infectée par Omicron doit être mise en quarantaine, quel que soit son parcours vaccinal. Des centaines de milliers de personnes seraient ainsi confinées chez elles.
Le reportage indique que les responsables du ministère de la Santé sont conscients du problème et cherchent actuellement à concevoir un système « plus logique », mais rien n’a encore été formulé.
L’hystérie pire que le virus ?
Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, est l’un des opposants les plus virulents à d’éventuelles nouvelles fermetures ou restrictions.
« Ma position est claire – oui aux vaccins, non à la fermeture de l’économie », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne. « Le virus le plus dangereux au monde n’est pas le coronavirus, c’est le stress et l’hystérie ».
Mardi, il a comparé Omicron à la grippe, s’attirant une vive réprimande d’Alroy-Preis.
M. Liberman a reçu un coup de pouce mercredi lorsqu’un médecin sud-africain de premier plan a déclaré à la télévision israélienne que le variant Omicron semblait beaucoup moins mortel que le variant Delta du coronavirus.
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